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 "Taille-moi les Hanches, à la Hache" [Heathcliff & Nina]

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MessageSujet: "Taille-moi les Hanches, à la Hache" [Heathcliff & Nina]   Mar 4 Oct - 18:28


"Taille-moi les Hanches, à la Hache"

Heathcliff & Nina


1er Septembre 2016 - Vers 17h


Le temps avait passé. Après le début d'été chaotique qu'il avait vécu, Heathcliff croyait à peine qu'il puisse être là, sur ses deux jambes, pleinement en vie, le coeur battant d'un nouvel émoi bien inconnu et pourtant terriblement familier. Son pas vif, avec des enjambées importantes soutenues par des jambes immenses, faisait virevolté son manteau de cuir autour de son corps à l'apparence toujours aussi anormale. Ses chaussures, des cuissardes lassées à l'arrière de ses cuisses, montaient haut sur un pantalon qui était une seconde peau. Son torse commençait à cicatriser de ses entailles là où son esprit refaisait surface d'une nuit sombre et pleine de terreur. Il revenait d'un cauchemar aussi douloureux qu'il lui semblait lointain, et pour la première fois depuis bien longtemps, il se sentait le coeur léger et l'âme en paix. Un visage très différent de celui d'une rousse spectrale le hantait à présent. Un visage beaucoup plus anguleux, au regard perçant, à l'obsession aussi pleine que ses lèvres, et à l'air aussi revêche qu'affectueux. Un visage d'homme. S'il avait autrefois sombré dans une débauche où seul la présence d'un homme fort entre ses cuisses pouvait le ramener à une raison relative, le sortant d'une folie destructrice, cela faisait bien longtemps que l'appelle de la chair féminine l'avait remplacé. Et pourtant ... Pourtant c'était bien un homme qui aujourd'hui guidait ses pas vers une boutique familière dont il avait bien longtemps oublié le chemin.

Un sourire, éternel rictus rendant son visage difforme presque monstrueux. Ses lunettes de soleil, noires et opaques, masquant des pupilles dilatées et des prunelles asymétriques. Des gants de velours qui protègent ses mains de la lumière du jour qui oxyde le mélange subtile d'huile et de pigments qui tache ses longs doigts arachnéens. Car il s'était remis à peindre. L'évolution de son style durant ses longs mois d'une drôle de convalescence, plus proche de la cure de désintox, fut surprenante, et les premiers travaux qu'il a voulu exposé à la galerie remportèrent un fier succès. Les critiques en émois évoquaient le renouveau prodigieux de l'artiste qui surprenait toujours en gardant ce style pictural si particulier que ses fans adoraient. Si on lui avait dit il y a quelques semaines qu'il peindrait à nouveau, qu'il exposerait à nouveau, il n'y aurait surement pas cru. Alors il voulait fêté cela à sa manière. S'il avait toujours vécu les événements marquants de sa vie à travers son corps, Heathcliff ressentait perpétuellement le besoin d'encrer dans sa chair tout ce qui lui arrivait de fort. Mara avait laissé des stigmates partout sur son torse pâle et ses cuisses d'albâtre. Le temps effacerait ce que la détresse et la souffrance avaient fait, consœurs du désespoir et de la tourmente qui avaient secoué sa vie au point de vouloir y mettre un terme. Alors en ce jour différent des autres, où son visage avait disparu si loin qu'il ne saurait plus le reconnaître, un oubli pur et profond comme le deuil mortifère de cette muse cruelle et vile.

Les abysses l'avaient recraché et la remontée avait été longue, périlleuse, parfois décourageante. Mais il y était parvenu. Enfin. C'était une sortie du tunnel, un retour vers une lumière longtemps ennemie et aujourd'hui salvatrice. Il appréciait pour la première fois les rayons du soleil caressant son visage poudré de blanc, ses yeux soulignés de khôl, sa bouche peinte d'un carmin intense. Il se sentait étrangement vivant, symbole gothique de la mort parmi les hommes, son obscurité apparente n'avait jamais été aussi éloigné de son humeur éclatante. Il se sentait bien. En paix. Serein. Ses pas le portent finalement face à travers la vaste Camden Town à la devanture qu'il reconnaissait bien. Un salon de tatouage. Sans prétention, presque comme un cocon où il se sentait à sa place, chez lui. Un refuge, un havre. Un soupir soulagé passe la barrière de ses lèvres lorsqu'en poussant la porte, il reconnait une Instance Claire pour qui il éprouve une affection tendre et pure. C'était elle l'artiste à l'origine de tous ses encrages depuis toujours. Et s'il tenait à elle, il l'admirait énormément pour son talent et la respectait pour son travail. Même s'il devait se rendre jusqu'à Londres et sortir de sa retraite écossaise pour avoir la chance d'être tatoué par elle.

"Nina, chère amie. Je suis si heureux de vous revoir. Je viens après tout ce temps pour un nouveau projet. Vous avez un peu de temps à me consacrer, ou vous préférez que je revienne plus tard ?"

@ Yuki Shuhime







Dernière édition par Heathcliff A. Lovecraft le Mer 12 Oct - 21:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Taille-moi les Hanches, à la Hache" [Heathcliff & Nina]   Sam 8 Oct - 13:09


SI LES POULES PONDAIENT DES HACHES, ELLES SE FENDRAIENT LE CUL.
Heathcliff & Nina



Lorsque l'on meurt. On perd tout. Pas seulement la vie, non, loin de là. On s'éloigne des personnes que l'on aime, que l'on a vue grandir et s'épanouir. Les parents qu'on a chérit et écouté pour leurs sagesses. Les frères et soeurs qu'on adulait et avec lesquelles on a pu faire moultes absurdités. Les enfants qu'on désirait et pour lesquels on pouvait tout sacrifier. Lorsque l'on meurt, on perd le bonheur de ces moments qui nous rendent si humain. Tu te souviens encore de cette première fois où tu as vue le jour. Disons plutot, que tu t'en souviens par le biais des récits de ta génitrice. Evidemment, qui d'autre aurait pu te conter pareil histoire ? Tu étais la dernière d'une fratrie de sept. Autant dire, que tu n'étais pas aussi désirer que les premiers. Pourtant, tu ne te souviens pas un jour avoir manqué d'amour. Plus ou moins. Ta mère t'avait raconté que ta naissance avait été très difficile puisqu'elle était très fatigué. Ton père avait fuis ses responsabilités, et comme tout le monde aurait pus s'en douter, ta mère s'était épris d'un désespoir profond face à cette situation. Elle se retrouvait seule à s'occuper d'un nouveau né en plus de ces autres enfants. Alors, quand vint l'heure fatidique de t'extirper hors de son ventre, elle n'en trouva pas la force. Tes frères eurent raison de sa patience et tu pus enfin naitre. Ta mère resta alité pendant des mois, refusant de te voir ou de te nourrir. Tes frères et soeur, plein de ressources, purent te maintenir en vie le temps qu'elle se résonne. Tu en restais irrémédiablement changé, quand bien même tu ne pouvais te souvenir avec exactitude de cette période. Ce n'est que bien plus tard que tu compris pourquoi ton soit disant père s'était enfuis et que ta pseudo mère t'avait renier.
Batarde, tu étais une batarde.
Ta mère avait trompé le père de ses précédents enfants et en l'ayant su, est partis. C'est cette nuit là, que tout changea. Ta maison brûla. Ta famille avec. Sauf toi. Toi, tu as survécu.

Tu rêves encore de ta vie d'avant, comme un doux cauchemars dont on ne voit jamais la fin. C'était étrange de savoir que sa vie était finis. Ta vie Nina. Tu ne vois que celle ci comme une seconde chance d'en avoir une plus  belle. A certaines époques, tu te complaisais dans l'idée de te créer une nouvelle identité, un nouveau nom, une nouvelle vie. Tout ça dans l'unique but de subvenir aux besoins de tes petits protégés. Désormais, tu ne résistais à ta part d'Ombre que pour remercier la Faucheuse de t'avoir offert ce cycle. Tu avais pus voir le monde changé, évolué à une vitesse folle, sur plusieurs plans d'ailleurs. L'égalité des sexes. Le droit à l'institution. La fin des guerres. La démocratie. L'homme actuel ne voit pas la chance qu'il possède de vivre dans un éco - système sein et neutre. Les esprits sont encore quelques fois fermés. Tu peux le voir par l'homophobie ou le racisme. Mais, toi qui est là, et a vécu dans un temps où les hommes de couleurs n'étaient que esclaves de riches rondouillards, où les relations inter sexe était bannis de toutes pensées, tu arrives à voir la chance qu'ils ont. Ils peuvent soutenir leurs voix, leurs idéaux, leurs envies, aux yeux de tous sans avoir honte de quoi que ce soit. Ils le peuvent. Et ce ne sont que deux exemples parmis tant d'autre. Combien de fois t'étais tu battus pour le droit de vote pour les femmes  ? Combien de fois avais tu décider d'emmener toi même certain enfants à l'école parce que leurs parents n'estimais pas ces leçons importantes ? Tu avais donné de ta personne, espérant contribuer à ce beau cheminement, quand bien même tu ne fasses plus partie des vivants.
Cela dit, vivre n'était que subsidiaire. Tu avais la vie éternelle. Que demander de mieux ?

C'est certainement pour cette raison qu'à cet époque ci, tu t'étais enfin permise d'officialiser ton rêve. Tu avais toujours adoré cet art que l'on appel le tatouage. Ainsi donc, tu travaillais au Moonlight Tattoo depuis quelques mois déjà. Ta venue a Ottawa ne datait pas d'hier. Tu allais et venait entre différent pays pour prendre des nouvelles de tes amis calfeutré aux quatre coins du monde. Enfin de compte, tu t'étais faites ta petite renommer. Tu ne désirais pas la célébrité, à vrai dire, tu t'en fichais complètement. Tout ce que tu pouvais espérer était de faire plaisir à tes clients. Comme l'homme est l'oeuvre de la nature, tu t'estimais chanceuse de pouvoir combler ce trésor d'encre indélébile. Evidemment, en ces années, tu eux le temps de te familiarisé avec certains de tes bons clients. Tu adorais pouvoir suivre leurs évolutions graphiques, et te dire que plusieurs restaient fidèle à ton dermographe. Récemment, tu t'étais même laissé ajouté une petite fantasie ! Un tatouage ! Oui oui, Nina McAlistair, dernière tatoueuse jamais tatoué venait de passer de l'autre coté de la machine. Une petite plume épousait désormais la forme de ta pommette. Tu n'aurais jamais accepter un autre endroit, tes cicatrices étant bien trop profondes pour rendre un quelconque tatouage appréciable.
C'est avec un immense sourire que tu vis entrer Heathcliff. Alchimiste de son état, et fervent client de ta machine. Tu étais fier de l'appeler ta vitrine. En quelque sorte, depuis son arrivé à Ottawa, et notamment votre rencontre, il n'avait jamais juré autre que part toi. Alors, tu l'avais tatoué, tatoué et encore tatoué. Tu craignais même qu'il n'ait un jour de place. " - Je t'en pris, je t'ai dis cent fois de me tutoyer! Les mauvaises habitudes ont la dent dur, n'est ce pas Heath ? " plaisante tu doucement en regardant ton agenda. " - Et bien tu as de la chance, je suis toute à toi cette après midi. Que puis - je faire pour satisfaire ton bon plaisir ? " ajoutes tu en sortant une feuille ainsi qu'un crayon, t'accoudant au comptoir.
© ACIDBRAIN
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MessageSujet: Re: "Taille-moi les Hanches, à la Hache" [Heathcliff & Nina]   Sam 8 Oct - 13:14


"Taille-moi les Hanches, à la Hache"

Heathcliff & Nina


1er Septembre 2016 - Vers 17h


"Tu .. tu sais très bien que je ne suis pas à l'aise avec cela. Mais je ferais un effort, comme toujours. Comment vas-tu, douce Nina ?"

Il rayonne d'un sourire radieux. Ses lunettes quittent rapidement ses yeux pour avoir le plaisir de croiser le regard de la tatoueuse sans barrière. Il y avait tant de bonté dans ce visage, tant de générosité. Elle était de ses êtres qui donnaient aux autres l'illusion que tout était possible, que la grandeur du genre humain n'avait aucune limite. Qu'il suffisait de le vouloir pour faire le bien. Elle était de ceux qui consacrent leur vie aux autres, et qui en tirent une satisfaction que rien d'autre ne peut égaler. Et il l'admirait pour cela. Il savait qu'il n'en serait jamais capable, car toute son existence n'a fait que tourner autour de lui. Les choses allaient changés à présent qu'il n'était plus seul. Sa vie prenait un but différent, une tournure inattendue qui ébranlait ses convictions et instaurait le doute au plus profond de lui. Mais un doute différent, un doute loin des angoisses viscérales qui le tourmentaient sans cesse. Un doute plus caressant, d'une douceur torve qui le cajole et l'enlace plutôt que le dépèce. Comme l'Instance l'y invite, il prend place en face d'elle, de l'autre côté de son comptoir. Il ploie ses longues jambes, les replie sous lui et grimpe précautionneusement sur cette chaise trop étroite pour sa carrure. Il a l'air d'un pantin désarticulé rangé dans une malle trop petite par un marionnettiste distrait. Pourtant il sourit.

"Et bien je désire à nouveau recourir à tes services."

Il entrouvre sa manteau de cuir et extirpe précautionneusement avec sa paume gantée de velours, un papier épais, plié en quatre. Il le déplie attentivement et le tend à l'Instance avec un sourire bienveillant qui lui donne un air extrêmement dérangeant. Il y a un dessin à peine esquissé, aux contours très précis et pourtant très flous. Il représente un coeur humain, anatomiquement fiable, au creux duquel deux silhouettes s'étreignent et se fondent. Deux hommes. Autour d'eux, formant les détails du coeur, un mélange de couleur irradiant de l'homme en dessous, et un tissu d'ombre émanant de celui au dessus. C'était en bravant sa pudeur qu'il affrontait le regard de Nina qui reconnaîtrait sans mal sa propre silhouette. Et sans doute comprendrait-elle sans mal la signification des ombres qui émanaient de Simon. Même s'il le nommerait point, conformément à sa promesse, il devrait sans doute s'en expliquer. Mais plus tard. Nina connaissait sa réserve et elle attendrait qu'il s'abandonne à la transe extatique dans laquelle il entrait toujours en se faisant tatouer, pour creuser au plus profond de lui. Il y avait une place de choix pour ce dessin, un endroit précieux où Heathcliff désirait qu'il soit encré. Il déboutonne lentement sa chemise et dévoile son torse aux cicatrices encore plus pâle que sa chair.

"Je voudrais que tu fasses cela, le plus fidèlement possible, tu t'en doutes, mais je pense que tu commences à connaître mes habitudes. Je le voudrais ici, superposé à mon propre myocarde, aux dimensions adéquates. Tu peux le faire, hun ?"

C'était la première fois qu'il demandait un tatouage aussi personnel. La seconde en réalité, le premier avait été pour Caroline, où quel que soit son prénom, le jour où il avait appris qu'il allait être père. Un foetus recroquevillé derrière le lobe de son oreille droite. Mais c'était tout. La seule relation qu'il avait voulu rendre éternelle en l'encrant dans sa chair. Ni ses parents, ni son ex-femme, n'eurent le privilège d'orner son corps. Mais Simon l'aurait. Car il l'avait dans la peau et dans le coeur si fortement qu'il devenait vital pour Heathcliff de le voir de ses yeux. Comme il devait rendre palpable ses angoisses par sa peinture, il avait besoin de voir cet amour sur son corps, c'était nécessaire. Il pose sur Nina ce regard plein de dévotion et de respect parce qu'il sait qu'elle sera capable de réaliser ce qu'il demande au delà de ses espérances. Même si comme toujours, elle l'interrogerait sur la signification de ce tatouage. Même si elle devinerait surement en un instant ce qu'il dissimule sans vraiment y parvenir. Surement parce qu'au final, c'était aussi pour cela qu'il venait la voir. Parce qu'il chérissait ses conseils presque autant que ses tatouages.


@ Yuki Shuhime





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