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 Perdu et retrouvé. || Nina

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Date d'inscription : 28/09/2016
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MessageSujet: Perdu et retrouvé. || Nina   Dim 2 Oct - 19:11


Perdu et retrouvé.






Et merde...

Je sais pas où je suis. Je sais plus. J'ai du venir ici en marchant, malgré la pluie. J'ai même oublié pourquoi je suis sorti de chez moi. J'ai le regard perdu dans le vide, faisant quelques pas dans une direction inconnue. Tristement, ce genre d'événements m'arrivaient souvent depuis ma mort encore récente. J'oubliais des instants, des idées, des explications. Cette fois-ci, j'avais totalement perdu la raison de ma présence ici. Ou la raison tout court.
Je m'arrête, regardant alentours sans comprendre. Je ne reconnaissais rien de ce quartier, pas le moindre lampadaire mal éclairé. Je relève mes cheveux d'une main, cherchant dans ma poche de veste mon portable. Déchargé, bien sûr. Pour une fois que le GPS m'aurait été utile. Je soupire, expirant ma colère face à la situation.
Je me sens perdu, seul. Un seul visage me revient en mémoire: celui de Nina. J'aurais tout donné pour la revoir à cet instant. Depuis mon arrivée à Londres, c'était mon unique point de repère. J'étais heureux de savoir qu'elle, au moins, je ne l'avais pas oublié. Je crois les bras, m'étreignant moi-même. Si jamais ça devait arriver, je n'osais pas imaginer ce qu'il adviendrait. Je ne voulais pas croire un instant que je pouvais perdre tous les souvenirs qui me liaient à elle. Et pourtant, je craignais qu'un jour, ma chère instance ne se présente devant moi sans que je ne puisse la reconnaître. Et ce simple oublie pouvait lui briser le coeur instantanément.
Je secoue la tête, faisant valser quelques mèches mouillées. Sans savoir où j'allais, je continuais d'avancer vers l'inconnu, espérant retrouver un semblant de rue familière, même un simple carrefour qui me rappellerait quelque chose.

Je ne trouve rien.

Je finis par m'arrêter, dépité. Je glisse mes mains dans mes cheveux, les stoppant sur mon crâne douloureux. Je sais plus ce que je fais, où je vais, ce que je suis. Je ne sais même pas ce qui m'a amené là, pourquoi je suis ici. J'ai peut-être oublié quelque chose d'important, quelque chose dont je devais me rappeler et que mon esprit a laissé filer en un instant, un seul!
Je baisse les bras, je fais demi-tour. Peut-être qu'en revenant sur mes pas, je retrouverais ce pourquoi j'étais venu ici. Je me remets à marcher, hagard, pressant le pas pour retrouver ma route au plus vite. Mes pensées se fondent en une véritable tempête, mélangeant passé et présent, ce que je devrais faire et ce que je faisais. Je ne comprenais plus rien, c'était comme si mon cerveau tambourinant contre mon crâne. J'en développe un mal de tête douloureux qui ne cherche pas à me laisser en paix. Je lève les yeux vers la Lune qui commence à se montrer, il était visiblement tard. Une pensée m'assaille et je regarde mes mains. Rien. Pas de sang. Je n'avais tué personne. Je porte mes doigts à ma mâchoire, encore en place, bien accrochée. Je n'étais pas non plus en train de me décomposer sous l'effet de la faim. Je soupire de plus belle en remontant la capuche de mon sweat sur ma tête, me protégeant vaguement de la fine pluie qui s'attardait. Je jure entre mes dents, rageant contre ma raison qui me faisait tant défaut depuis mon décès. Devenir un maudit avait fait de moi un corps vide. Un mort marchant sans but autre que de dévorer des vivants.

Je me hais...

Je baisse les yeux vers les flaques au sol. Je marche dedans pour troubler l'eau, empêchant mon reflet d'apparaître à l'intérieur. Je ne voulais pas apercevoir ma tête, mon crâne vide de tout souvenirs récents. Je refusais de voir la vérité en face.
Une douleur s'accapare de moi, faisant manquer un battement à mon myocarde mort. Je me fige instantanément alors qu'un frisson me parcourt la colonne vertébrale. Je connaissais cette sensation mieux que toutes les autres. Je savais ce qu'elle impliquait et ce qu'elle apportait avec elle.
Je m'arrête et me retourne lentement alors que mon coeur se déchire peu à peu dans une souffrance si familière. Mes yeux se dirigent immédiatement vers la silhouette féminine qui se dresse à quelques mètres de moi. J'aurais pu reconnaître cette ombre au milieu d'un millier d'autres. Je la chérissais plus que tout au monde. Mon expression se fait plus anxieuse devant elle. Je craignais de la heurter sans le vouloir, comme souvent. Je déglutis avant de m'exprimer d'une voix brisée, basse, presque regrettée.

"Nina?..."

Je rebaisse les yeux immédiatement, fronçant les sourcils en cherchant une raison de ma présence ici, de la sienne, de toute cette scène. Mais je ne parviens plus à rien et je reste simplement glacé là, sans bouger, presque sans respirer. Le plus douloureux lorsqu'on oublie quelque chose, c'est de ne pas savoir si on a impliqué les personnes que l'on aime. Je ne me rappelais pas avoir fait quoique ce soit ce soir mais je ne pouvais pas m'empêcher de craindre que Nina soit impliquée d'une façon ou d'une autre.

Pitié, faites qu'elle ne soit pas blessée par ma faute...




SO WHAT IF I'M SICKER THAN SICK?

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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Dim 2 Oct - 22:58



❝ Fall and fly

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Il faisait froid. Incroyablement froid. Tu avais courus, et le coeur battant à tout rompre, tu n'étais pas prête de t'arrêter. Ce n'était plus une question de vie ou de mort, puisque désormais, tu savais ton trépas certain. Il ne fallait pas fuir Andréas. Il fallait l'épouser, l'aimer, le vénérer. C'est ainsi que tu savais ses sept autre femmes heureuses et en bonnes santé. Elles avaient compris le stratagème depuis un moment, prouvant de la sorte qu'elles étaient les femmes les moins bêtes de la Secte. Pourtant, c'était une chose que tu ne pourrais jamais accepter. Partager la nuit et la vie d'un homme qui tu exècre plus que tout au monde. Tu en serais tout bonnement incapable et tu préfère de loin pousser ton dernier soupire que de t'y abaisser. Trop fière, Lou, tu es trop fière. Cependant, une part de toi même te hurle que c'est certainement la meilleure décision que tu ais jamais prise de ta vie. Toi qu avais vu les cadavres décomposés de tes proches, toi qui avait sentis le fer brûler ton épiderme un nombres incalculables de fois, toi qui t'étais sentis rejeter par quelque famille que ce soit. C'était effectivement le cas. Tu étais la batarde, le vilain petit canard, celle dont personne ne souhaite la naissance mais qu'on se force à aimer malgré tout. Tu es cette personne. Autrefois, cette petite fille insouciante et joyeuse. Aujourd'hui, cette jeune femme trop réaliste pour absoudre qui que ce soit de ses erreurs. Mais là, à ce moment précis, plus rien de tout cela ne t'inquiète. Tu es radicalement frigorifié. Toi qui pensais que sentir le bout de ton nez se refroidir et ne plus percevoir le bout de tes orteils était le pire qui puisse t'arriver lors de ta fuite, tu te trompais. Tu n'avais pas imaginer un seul instant que cela pouvait être si horrible. Eprouver ces picotements tout le longs de tes jambes jusqu'à les endolorirent complètement. Cette sensation se propagant petit à petit sur chacun de tes membres. Respirer un air si froid que tu pouvais sentir celui ci entrer par ton nez, glisser dans ton pharynx, ouvrir tes poumons pour sortir par le même chemin. Le vent mordait tes joues, te faisait plisser les yeux tandis que tu replaçais tes longs cheveux roux correctement de sorte à ce qu'il couvre au maximum ton cou. Il était loin le temps où tu vivais au soleil. C'était il y a plus de dix ans, et depuis ton entrée forcé à la secte, tu étais resté captive dans les dédales sous - terrains. Pourtant, tu n'avais pas souvenir que la météo soit aussi désastreuse, pas à cette époque de l'année en tout cas. Malgré le fait que ton instinct te criait de courir dans la direction opposé à ce froid intempestif, tu poursuivais ta route. Théoriquement parlant, si tu continuais par là, le froid serait une bonne raison pour tes poursuiveurs de rentrer et de t'abandonner pour de bon. Théoriquement parlant, si tu survivais bien évidemment.

Tu sursautes, repoussant le mince drap blanc qui te couvre à peine. Tu avais chaud. Tu aurais pus en mourir si ton esprit n'avait pas fait le lien parallèle entre imaginaire et réalité. Ce n'était qu'un rêve. Un énième cauchemars, une simple chimère qui te poussait à croire que ton passé, jamais ne t'abandonnera totalement. Tu avais beau être certaine que les souvenirs peuvent s'effriter, devenir un peu plus fou et fade. Que les paroles et les gestes ne soient plus aussi certain. Que les odeurs n'existent plus. Oh tu pouvais y croire dur comme fer que ca ne changerait rien aux monstres te poursuivant chacune nuit un peu plus. Tu avais l'impression que tout pouvait s'écrouler d'un moment à l'autre. Qu'Andréas pouvait être ramener d'outre tombe et semer le chaos autour de toi. A cause de toi. Pour t'avoir, à nouveau. Exactement comme il y a huit cent trente deux ans. Il ne s'était jamais arrêté. Pas avant que tu cèdes. Et là encore, malgré le temps passé, il était toujours là, à te chasser toute envie de construire une vie sereine et stable. Une vie qui comprendrait un équilibre parfait. Une sorte de bulle où tu serais en sécurité, oubliant jusqu'à cet assassin cupide. Tu pousses un soupire, posant ta main sur ton front. Tout va bien, tout va très bien, te répète tu inlassablement. Tu étais de nouveau seule, dans cette chambre qui se paraissait immense. Personne à coter de toi pour te rassurer. Personne au salon pour t'attendre et te console. Personne. Il n'y avait jamais eux personne, et tu n'avais jamais voulu personne. Pourtant, il existe bien un "pourtant", puisque tu l'as enfin trouvé. L'amour de ta vie.
Tout était allé tellement vite. Tout avait été tellement sincèrement profond. Tout. Tes sentiments. Tes baisers. Tes caresses. Tout. Pas une fois, tu n'avais manqué de ressentir ce sentiment si humain soit - il en sa présence. Tu avais même remarqué qu'il s'accentuait lorsqu'il n'était plus à tes cotés, se mêlant à un manque étrangement nouveau. Mais de qui s'agissait - il ? Qui pouvait bien te prouver que ressentir ses propres émotions en valait la peine ? Qui avait su ouvrir ce coeur de pierre, figé dans le temps ? Lui là. Lui, ce grand brun, barbue au regard bleuté et au sourire ravageur. Ce bourreau des coeurs. Ce mort - vivant. Lui aussi avait connu la sensation frigorifiante de l'assassinat. Lui aussi, on lui avait retirer la vie alors qu'il aurait très bien pus finir vieux monsieur, trépassant d'un vulgaire cancer des poumons. Chose qui serait justifier par rapport à la quantité de cigarette qu'il fume par jour. Tu n'osais pas y penser. Pourquoi ? Parce que tu ne voulais pas qu'il souffre. Tu l'aimais beaucoup trop pour ça. Tu étais incapable de te demander ce que serait la vie sans lui. A présent, c'était impensable. Tu n'y survivrais tout bonnement pas. Et tu n'aurais pas voulu, y survivre. Mourir à ses cotés était ton seul souhait. Vivre à son bras, ton unique désir. Mais tout était allé, si vite. Tellement vite que tu avais eux peur que cela ne marche pas entre vous. Combien de relation avais tu vue naitre d'un verre de vodka, s'éterniser sous une couette, et finir sans un mot ? Tu ne les comptais même plus. Le coeur humain est désolant autant qu'il peut être beau. Beau ? Qu'est ce qui peut être si beau ? Ces sentiments ? Ces vibrations qui remuent ton corps depuis tellement d'année que tu as du mal à ne pas les oublier ? Oui, c'était ça, que tu trouvais magnifique, humainement parlant. Tu aimais ces Hommes, pour leurs facultés à être ému comme à émouvoir. Tu avais longtemps été dépendante des sentiments d'autrui. Allant même jusqu'à oublier tes propres ressentiments. Une drogue. Et toi, le pantin. Tu ne voulais plus jamais recouvrer ce pouvoir. Tu te l'interdisais formellement. Son utilisation t'était proscrite, de peur de retomber inévitablement dans ces profondeurs abyssalement addictive.

Il te manque.

Oh oui. C'était un fait. Une blessure, même. Tu venais à peine de fermer ton shop de tatouage. Tu y avais, pour ainsi dire, passer la nuit. Dessinant pour tes clients, offrant de nouvelles possibilités à ta vitrine d'exposition. C'est les doigts taché d'ancre que tu finis par sortir, enfin, et marcher. Marcher, encore, et encore, toujours plus loin. Tes yeux se perdaient dans le vide tandis que tes pensées étaient toutes tourné vers Dante. Il ne t'avait pas contacté depuis cette fameuse nuit où tu avais partagé son lit. Tu t'étais faites à l'idée qu'il n'était pas comme cette jeunesse actuelle, dépendant invraisemblablement de sa moitié. Pourtant, pour ton cas, c'était une triste fatalité. Tu espérais pouvoir lui appartenir, autant qu'il pouvait être tien. Tu enrageais de savoir d'autre femme à ta place, celle où tu avais dormis, celle où tu avais passé les plus belles heures de ton existence. Tu ne pouvais y croire. En fait, tu t'y refusais. Tu ne voulais pas, ce n'était pas envisageable. Exactement de la même manière que tu ne supportais pas l'idée qu'il puisse t'abandonner. Or, c'était bel et bien ce qui était en train de se passer. Cela faisait maintenant neuf jours. Neuf, très, vraiment très long jour que tu attendais son appel. Un message. Un bip même ! N'importe quoi qui t'aurais fais comprendre que tu n'étais pas juste celle qu'on caresse sans jamais oser aller plus loin. Tu lui faisais peut - etre peur ? Ton corps était si jeune alors que la réalité aggravait ta vieillesse. Tu soupires. Trop de questions et si peu de réponses. Alors non, tu ne comprenais plus.


C'est avec une surprise immense que tu vois sa silhouette se dessiner au loin. Se rapprocher même. Tu n'arrivais tout bonnement pas à y croire. Trois heures du matin, si loin du centre ville, il était là. Dante, ton presque amant. Désormais, il te faisait face, te couvant de toute sa hauteur. C'était à peine croyable, et la surprise se lisait catégoriquement sur ton visage. La pluie ne cessait pas. Instinctivement, tu lèves le parapluie que tu tiens au dessus de sa tete. Il sert ses bras comme si il mourrait de froid. Et ton coeur se sert. Tu ne pouvais pas le voir si mal. Tu en avais encore une nouvelle preuve ce soir. Sa voix te semble lointaine, perdue, et tu ne la reconnais pas. Tu n'as pas l'impression qu'elle lui appartiens. Ou c'est une partie de lui que tu ne connais pas. Ton regard se comble de tristesse, te retenant de lui sauter au cou et de l'embrasser jusqu'à n'en plus pouvoir. Malgré tout, un léger sourire vint s'ancrer sur tes lèvres. " - Je sais que tu ne peux plus te passer de mes tisanes, mais quand même.. Tu finiras par attraper des maux que je ne pourrais pas soigner, à trainer ainsi sous la pluie. " Ta voix était douce et la fatigue trahissait ton accent bien trop français pour être faux.

Et tu comptes.
Un. Deux. Trois.
Et tu comptes encore.
Un battement. Deux battements. Trois battements.

Ton coeur mourrait.
Ton coeur vie. Pour lui.

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Dernière édition par Nina McAlistair le Lun 3 Oct - 0:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Dim 2 Oct - 23:42


Perdu et retrouvé.






J'expire.

Je la fixe, mes yeux dérivant entre ses deux iris verdâtres. Elle m'avait manqué et pourtant, on s'était vus la semaine dernière encore. Je sens mon souffle se couper, mes muscles se crisper. Je n'arrive presque pas à croire qu'elle soit là, face à moi. J'entends ce qu'elle dit sans réellement le comprendre, restant hagard dans un silence lourd. Je reste quelques instants sans rien prononcer à nouveau, la regardant comme si Frankenstein retrouvait sa fiancée. La douleur me tiraille encore, mais j'avais commencé à m'y habituer, à en faire une sorte de force dans notre relation.
Je suis encore trempé par la pluie quand je la prends dans mes bras, la serrant doucement en enfouissant ma tête contre son cou. Mon coeur accélère brusquement tandis que je peux sentir le sien rythmer son souffle. Je profite de cette étreinte silencieuse, couverte par les bruits de la pluie, autant que possible, gardant les bras autour de sa taille sans remarquer que je la laissais difficilement toucher terre. Ma capuche est retombée sur ma nuque, laissant mes cheveux détrempés s'ébouriffer davantage. Mais à cet instant, lors de ce court moment de retrouvailles, je me fichais bien d'avoir l'air d'un chien errant. Je voulais seulement me prouver qu'elle était bien là, auprès de moi.
Je desserre doucement mon emprise sur elle, laissant ses pieds toucher le sol à nouveau. Je garde toutefois mes mains sur sa taille sans parvenir à détacher mon regard du sien. Ah, son éternel visage juvénile. Ca aussi, ça avait été une torture de s'en passer si longtemps.

"Tu me manquais..."

Terriblement.

Et encore plus dans pareille situation. C'était une véritable bougie au milieu des ombres, ma sortie de tunnel, mon fragment d'espoir. Car dans ce cercueil auquel s'apparentait désormais mon existence, elle était la flamme vacillante qui triomphe des ténèbres. Et comme un papillon de nuit, j'étais irrémédiablement attiré vers elle et vers tout ce qu'elle représentait et que je n'étais pas.
Mes doigts se crispent doucement sur le tissu qui habille sa taille, prouvant l'état de stress dans lequel j'étais. La revoir me rappelait tout ce pour quoi je me battais encore et les raisons qui m'empêchaient de céder à la facilité d'une seconde mort. Malgré toutes mes erreurs, elle était là. Elle restait près de moi. Elle m'aimait encore. Pour rien au monde je n'aurais souhaité que tout ceci cesse. Même si je savais pertinemment qu'elle méritait bien mieux que moi, je ne voulais pas imaginer ce que je serais sans elle. Mais à l'heure actuelle, je savais surtout que je serais encore seul et perdu si elle n'était pas arrivée.

"... Le... Le salon..."

Tout me revenait subitement. J'avais voulu venir la voir, c'était pour cette raison que je errais dehors. Ca n'expliquait pas ce que je faisais dehors à une heure aussi tardive et j'imaginais sans mal que j'avais marché des heures en ayant oublié mon but premier. Cependant, j'avais là un début de souvenir sur ce que je faisais à déambuler comme un mort dans un tel endroit. je voulais la voir, tout simplement. Je vous revoir ce minois que j'aimais tant et faire cesser ce fil de jours sans sa présence.
Je l'étreins de nouveau, posant mon front contre son épaule. Un léger sourire me revient sur le visage et je soupire de soulagement contre son manteau humide. J'étais si rassuré de la savoir ici, même si j'étais au plus bas. C'était très con à dire, et c'était un véritable discours d'amoureux transi qui m'allait bien mal, mais j'étais véritablement aveuglé par mon amour pour elle. Mais je devais admettre que sans elle, je me sentais bien isolé.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.

Lamartine.
Une citation ô combien vrai. J'en venais presque à craindre que tout ceci ne soit qu'une illusion, un cauchemar véritable. Et pourtant, je pouvais sentir sa silhouette contre moi, tangible, réelle, vraie. Et cette banale réalisation m'empêchait de la lâcher, m'obligeant à prolonger cette étreinte rassurante.

"Je voulais venir te voir au salon... J'ai du me perdre en chemin..."

J'avoues tout avec un certain mal. Mon sourire s'est estompé, je relève la tête vers la sienne. Je me sentais si ridicule, comme un enfant incapable de retrouver le chemin de la maison. Mais il m'arrivait d'avoir des absences, ma mort ne m'avait pas laissé sans séquelles. Je pouvais jouer les héros autant que je le souhaitais, faisant les Don Juan sans faiblesse, mais face à la mort comme face à mon cher ange, je ne pouvais rien faire. Un peu comme avec la nicotine: j'avais une addiction que je ne pouvais plus faire taire.

"J'suis un peu con... Désolé..."




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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Dim 9 Oct - 18:10



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Tu te laisse aller à son étreinte. Tu aimes sentir le poids de son corps sur le tien. Il te semble si vulnérable, à cet instant, trempé d'eau de pluie et de ses soucis. Tu ne sais pas toujours ce qu'il se passe entre les ficelles de son esprit. Encore moins de son coeur. Tu te refuse complètement à cette idée. C'était tentant, certes, comme avec tout ceux qui t'entoure, mais tu ne te laisserais pas aller à cette tentation. Tu ne retomberais pas dans ce cycle infernal et vicieux de la drogué que tu étais autrefois. Un véritable pantin comblé par les ressentiments d'autrui, filtré à travers le maigre par feu que tu t'étais imposé. Il finissait par devenir inexistant d'ailleurs. Tant et si bien que tes propres émotions n'existaient plus, ou plutot, ne faisait plus partie de ton subconscient. Tu te complaisait à te concentrer sur ceux de ton entourage de sorte à t'oublier totalement. Ton esprit n'était que secondaire. Tu faisais en sorte d'utiliser cet malédiction à ton avantage. Lorsque tu étais tout bonnement fatigué de souffrir, tu préférais celle des autres. Egoiste ? A une époque, tu l'avais été. A la mort de ton frère ainé, notamment. Et c'était la pire époque de ton existence. Tu ne voulais plus un seul jour avoir à faire à cette facette de ta personnalité. Tu avais succombé alors que pas une seule fois tu n'avais fauté. Et le reste de ton existence, tu avais continué à te battre contre toi même. De la même façon que tu te retenais à cet instant précis de vagabonder sur son âme. Tu avais tant envie de savoir ce qui se cachait sous ces mots meurtris. Il tente de d'expliquer avec une si grande difficulté qu'il a essayé de venir au salon et qu'il s'est perdu en chemin. Manquait - il a ce point de son sens de l'orientation ? Il s'excuse, disant qu'il est un peu con. Mais tu n'es pas idiote à ce point. Tu sais, avec tous ces siecles d'expérience, que les Disassociatives perdent quelque peu la mémoire mais sans grande conséquence. Peut - être que Dante était victime d'une de ces crises d'Alzheimer. Une de tes mains se posent sur sa joue tandis que ton regard attendris dévore son visage. " - Je me suis inquiété.. ". C'est tout ce que tu avais trouvé à dire. C'est vrai que tu avais eux peur qu'il lui soit arrivé quelque chose, c'est vrai aussi que tu avais tendance à imaginer le pire. Mais c'était tout aussi vrai de dire que tu avais eux peur qu'il t'ait tout simplement oublié, passant à une nouvelle conquete.

Tu soupires, soulagé qu'il soit là, près de toi. Qu'il ne soit pas dans les bras d'une autre. Et pourtant, il te l'avait promis, qu'il t'appartenait. C'était si dur de faire confiance. Tellement dur et pourtant, tu en avais envie. Trop de questions se bousculaient pour que tu puisses aborder cette idée sereinement. Tu arranges délicatement les quelques mèches qui obstruent son visage, repoussant les gouttes d'eaux qui glissent sur son front. Ca te faisait si mal de le voir autant tremper. Tu avais peur qu'il attrape la mort et qu'il soit de nouveau incapable de te parler, incapable de te voir. Tu glisses une main dans son petit sac et fouille durant plusieurs minutes. Elle devait être là. " - Attend, j'ai quelque chose pour toi. " te rappelle tu soudainement. Tu n'y avais pas pensé jusque là, trop occupé à te soucier de son bien etre. Et pourtant, c'était un cadeau que tu avais autant honte que hate de lui donner. Il symbolisait toute la confiance que tu avais placé en lui. Tout l'amour que tu lui portais. Plus ou moins, disons simplement. Tu sors enfin l'objet métallique de ton sac, le serrant entre tes doigts. Une clef. Tes joues rougissent et ton regard se perd ci et là. Tu n'oses plus croiser ses iris couleur d'azur, glissant la petite clef dans sa main. " - Je sais que c'est pas très normal comme relation.. Ou pas comme tu voudrais. Enfin, je sais que c'est compliqué. Et.. je me disais que si un soir, tu n'arrivais pas à t'endormir, ou tu te perdais encore comme ce soir.. tu pourrais venir à la maison. Enfin.. si tu veux.. "expliques tu, difficilement, rougissant de plus en plus fort. Tu te mordilles la lèvre inférieur, fixant obstinément le morceau de métal ancien entre les doigts de Dante. Les courbes de la clef s'enroulaient sur elle même et était si particulière qu'elle se distinguait tres rapidement des autres. Aussi vieille que toi, stylistiquement parlant. Tu n'avais pas voulu adopter les modèles modernes des serrures comme des clefs, préférant garder celle ci. Ta porte était ainsi bien garder, comme tu l'avais toujours voulu. " - Mais si tu ne la veux pas, ce n'est pas grave! Je.. Je ne veux pas t'y forcer! C'est.. hum.. enfin je.. " bafouilles tu, affolé qu'il puisse croire quoique ce soit. Notamment que tu lui impose de vivre avec toi. Oui, tu adorerais l'idée, mais non, tu ne pouvais pas le lui demander. Pas encore, pas maintenant. Pas si vite. Tu avais peur qu'il prenne la fuite rien qu'à cette simple idée. Il avait eut une femme avant toi, deux enfants même, une maison et une vie, tout ce qu'il y avait de plus humainement heureux. Tu ne pouvais qu'être la remplaçante. Tu ne serais jamais que la remplaçante. Et tu baisses les yeux. Attristée par cette triste réalité.

Connaissez vous l'extase ? Le plaisir intense d'une anagogie complète ? La douce euphorie ? L'exaltation de cette ivresse ? Le vertige de ce ravissement ? Avez - vous une simple idée de la névrose que cela peut provoquer ? Et comment ? Par quel moyen ? Il en existe des centaines, des milliers, tous plus divers les uns que les autres. Certains se confortent dans une cigarette, d'autres dans un verre d'alcool. Mais d'aucuns se complaisent dans d'autres substances, d'autres méfaits, comparant dans d'autres catégories. Illégal, légal. Tout est permis pour atteindre ce genre d'allégresse. Tout. Et toi, Nina ? Comment arrives tu à soulager cette addiction ? Qui aurait cru que tu puisses développer ce type de plaisir ! Certainement pas toi. Tu étais resté captive bien trop longtemps pour imaginer un seul instant que l'objet de ta contrainte deviendrait ta seule et unique drogue. C'était pourtant un fait. Tu étais capable de ressentir chaques émotions, de modeler comme tu le souhaitais. Ce don t'avait coûté une première vie d'esclavage, et une seconde de fugue continuelle. Pourtant, tu avais toujours aimé ce frisson lorsque tu te permettais de pénétrer une âme. Cet émoi, cette décharge électrique. L'espace d'un instant, tu oubliais ta propre personne pour devenir quelqu'un d'autre. Que cette vie soit plus dur, ou plus belle que la tienne n'y changeait rien. Tu n'étais plus qu'une idée irréelle, une ombre quasi inexistante, capable de tout voir et tout entendre par rapport à un seul et unique être. Tu arrivais à élargir ton champ de vision. Tu arrivais à être plus que la petite orpheline, la petite fugueuse. C'était ça, ton addiction. Ta plus grande faiblesse, pour la plus puissante de tes ressources. Et il ne fallait pas que ce genre de moment, ce genre de tristesse puisse te tendre à accepter de nouveau à succomber si aisément. Il ne fallait plus être le pantin de tes propres démons. Tu soupires encore, chassant l'imagine de son ex femme de ton esprit, relavant tes yeux vers les siens.  
Dante, ton Dante.
Comme tu l'aimais.


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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Dim 9 Oct - 19:02


Perdu et retrouvé.






L'extase, ce sentiment si particulier.

On se sent comme transposé ailleurs, loin de tout. La réalité n'existe plus, les problèmes quotidiens non plus. On ne distingue plus que l'objet de notre état second et le reste n'a plus la moindre importance. Au fond, n'est-ce pas là le sentiment que l'on souhaite tous éprouver et faire éprouver? Quoi de plus beau que de rendre quelqu'un si aveugle qu'il ne voit plus que vous, rien ni personne d'autre. La passion se mêle et s'emmêle dans l'extase, créant cette envie si unique. On ne veut plus voir que ce lien invisible qui unit aussi bien qu'il exclue.
Toutes les promesses du monde ne suffiraient pas à me faire oublier ma jalousie maladive. J'avais besoin de savoir que Nina ne voyait plus que par moi. Et même avec l'esprit embrouillé par mes absences à répétition, je parvenais à garder ce désir égoïste au plus profond de moi. C'est dans pareil moment qu'on se prend à imaginer une sublime cage où enfermer l'objet de son amour pour toujours et à jamais. D'épais barreaux dont je serais seul à posséder la clé, voilà qui ressemblait à la perfection.

Mais j'avais une toute autre clé en main.

Mon regard insiste sur les courbes étranges du cadeau de Nina. Elle agrémente ce présent d'excuses, d'explications, comme si elle devait justifier son geste. Je me contente de la regarder, l'écoutant aligner des mots sans réellement les assimiler. Je me perds dans son regard fuyant et son attitude emplie de gène. Elle dégage une telle douceur quand elle a cette voix tremblante, à l'image d'une enfant prise en train de voler. Elle a toujours eu cet air innocent, cette pureté dans le regard. Et malgré son caractère parfois difficile à supporter, je ne voyais plus d'elle que cette facette candide et délicate.
Je laisse un sourire se dessiner en refermant les doigts sur la clé et ses formes si particulières. Je la range dans la poche intérieur de ma veste avant de reposer les yeux sur Nina et sa honte à présent silencieuse.

"Si c'est une invitation, tu pouvais juste me le demander." dis-je en lui souriant "Merci."

Je cherche dans une poche, puis dans une seconde. À ma troisième tentative, je sors un jeu de clés de mon jeans. Je prends le temps d'en attraper l'anneau avant de faire glisser plusieurs clés d'un côté pour me battre avec la dernière. Toutes mes clés étaient sur ce porte-clé en forme de chauve-souris, faute de mieux. Je n'avais pas franchement envie que qui que ce soit ait un double de mon appartement, alors je baladais continuellement deux clés identiques sur moi. Une fois parvenu à détacher l'une d'elle, je la tends à Nina pour qu'elle s'en empare. C'était ma façon de prouver la confiance que je lui accordais, et aussi de l'inviter à passer quand elle le souhaitait.

"Tu peux venir quand tu veux. Je dors pas depuis que je suis mort de toutes façons..."

De mon vivant, j'étais un insomniaque converti. Mes nuits n'excédaient que rarement quatre heures et étaient entrecoupées de réveils plus ou moins brutaux. Avec ma mort et ma seconde vie, je n'avais plus le moyen de trouver le moindre sommeil. J'étais réveillé en permanence, malgré des absences à répétition qui me donnaient le sentiment de m'endormir plusieurs heures parfois. Quelques fois, je me demandais si j'étais le seul dans cette situation ou si tous les morts-vivants tels que moi se retrouvaient incapables de fermer l'oeil. Dans tous les cas, je me sentais incroyablement seul, sans connaître qui que ce soit qui ait subi le même traitement que moi. J'avais eu de la chance de trouver Nina et qu'elle accepte de me dire tout ce qu'elle savait sur les êtres de mon espèce.

Mon héroïne.

Qui, en plus d'avoir des capacités à sauver les autres, m'apparaissait de plus en plus comme une drogue dure.
Je remets ma capuche avant de prendre la main de Nina, l'entrainant avec moi maintenant que j'avais retrouvé mes esprits et mon chemin. La pluie se dissipait lentement mais persistait. Je pouvais sentir le froid mais, très franchement, je n'en avais que faire. La chaleur qui émanait des doigts de Nina enlacés avec les miens me suffisait amplement. Je n'avais pas besoin de plus que ça. Enfin... Si. Mais j'avais fait le choix d'être... sage. De la torture, voilà ce que c'était après des mois de chasteté qui ne me ressemblait guère. Mais j'étais presque fier d'avoir fait autant d'efforts simplement pour Nina.

Ce que je ne ferais pas pour une femme...

Je baisse les yeux vers Nina tout en marchant. C'est toujours dans ces moments-ci que je remarque notre différence de taille. Et d'attitude aussi. Elle avec son parapluie, apprêtée, élégante. Moi avec ma capuche, marchant dans les flaques sans vraiment m'en soucier plus que de raison. J'étais capable de faire bien du cinéma pour paraître classieux en société, notamment lorsque je travaillais au casino, mais au quotidien, et plus particulièrement avec Nina, je me fichais de tout. Sauf d'elle.

"D'ailleurs je fais rien de spécial ce soir..."

Manière détournée de dire que je mourrais d'envie de rester avec elle ce soir pour ne pas succomber à la solitude, ma chère amie détestée.




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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Dim 9 Oct - 23:26



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Tu souris.
Tu sers le morceau de métal comme tu te raccrocherais à ta vie. Tu sais que c'est la plus belle preuve de l'amour qu'il te porte. Et tu sais aussi, que tu ne pourrais avoir mieux. Pour un peu, ton regard se serait embrumer de larme. Et pour un peu, tu lui aurais sauter au cou, le suppliant de rester avec toi jusqu'à la fin des temps. C'était probablement une bonne idée. Tu l'aimeras sans doute toute ta vie. Quand bien même vous vous disputerez, quand bien même il y aura des hauts comme des bas. Tu ne pourras jamais concevoir ton existence sans lui. Sans lui et sa chevelure mal coiffé. Sans lui et son odeur de nicotine. Sans lui et ses dizaines de café trop sucré. Sans lui, tout simplement. Tu ne pourrais pas. Tu le savais d'or et déjà. Et tu te connaissais assez pour dire que quiconque s'approcherait trop près de lui aura à faire à toi. Tu étais certes une Instance Claire, mais tu n'en était pas moins une femme. Une femme sait protégé ce qui lui appartient. Dante en faisait partie. Beaucoup te connaissait comme la simple et adorable petite Nina qui aidait son prochain, qu'importe l'étât de son âme où de son passé. Qu'importe les actes aussi horrible soient - ils qu'il ait pus commettre. Tous te connaissait et t'aimait comme ceci. Mais personne, ô grand personne, ne t'avais connu à cette époque où tu te laissais amplement controler par tes démons. Où plutot, personne qui était encore en vie à ce jour. C'était une époque sombre que tu regrettais d'avoir vécu. Mais elle faisait partie intégrante de toi, et te rappelait comme il était important de faire le bien autour de toi. Que la lumière vaincrait toujours qu'importe l'intensité des ténèbres. Mais tu te laisserais allègrement happé par ces ombres si il t'arrivait de perdre cet amour. De perdre Dante.
Sa main dans la tienne te ramène à la raison. Ca n'arrivera pas. Certainement pas. Qui pourrait bien vous désunir? Il faudrait bien plus qu'une vulgaire ex femme pour y faire. Tu en étais convaincu. Andréas était peut etre le seul être capable de t'effrayer au point de quitter terre. Mais tu te battrais pour lui, pour vous. Pour le couple que vous formiez. Pour l'avenir que tu entrevoyait enfin à ses cotés. Qui sait ce que le futur pouvait bien vous reservez ? Qui sait seulement de quoi sera fait votre demain ? Personne. Et tu appréciais le coté imprévisible de la chose. Certes, tu gardais en toi cette peur irréductible qu'il puisse se lasser de toi et s'en aller rejoindre les bras d'une tierce. Mais tu te contentais de balayer d'un revers de manche cette hypothèse pour mieux profiter de l'instant présent. C'était un bien fait pour lequel tu n'éprouvais aucune fatigue. De la même manière que tu accomplissais le devoir que tu t'imposais depuis presque un millénaire. Sans relache et sans faillir. Tu conduisais, guidais les âmes des défunts afin qu'ils ne se perdent pas. Certains étaient même rappeler à devenir immortel. C'était étrange et à la fois excitant de voir qu'un humain avait droit à une seconde chance. Tu priais pour qu'il en fasse bonne usage même si c'était peine perdu et qu'il se complaisait rapidement à profiter de ses vices. C'était ainsi, on ne pouvait refaire la nature de l'Homme, quelque soit devenu ses capacités et son approche de la mort comme de la vie.

Un sourire.
Puis un rire.

Il avait ce don qui n'appartenait qu'à lui de te faire rire. Il pouvait bien te faire la pire remarque du monde, que sa maladresse n'en serait que plus mignonne. Tu l'avais toujours accepté ainsi. Et c'est peut - etre même comme ça que tu l'aimais. Tu te souviens de vos premiers échanges, et dieu comme tu ne les regrettais pas. Vous n'étiez pas fais pour etre ensemble, et pourtant, regarde bien tout le chemin que tu as parcourus aujourd'hui avec lui. Tu es même prete à lui ceder une place chez toi. Ce chez toi qu'il est même pret à visiter, ce soir. Tu n'y croyais pas. Tu ne pensais pas qu'il allais accepter pareil invitation. Pareil cadeau. Ce n'était pas quelque chose d'annodin et tu en avais bien conscience. Pourtant, cela te semblait tout aussi naturelle. Tu lui avais souris un peu plus et l'avais guidé  jusqu'aux petites résidences de Londres. Celle là même qui sont si grande et si éloigné du centre ville qu'on peinerait à croire qu'elles sont considéré comme urbaine. Pourtant, c'est bien le cas. Tu dévérouilles le petit portillon de bois brun et laisse ton invité passer devant toi. Tu marches sur le petite chemin de dalles blanche qui sépare ton jardin en deux jusqu'au porche. De part et d'autre, on peut y voir des parterres fleuris et des arbres de toutes les couleurs. Tu aimais le jardinage. Et tu aimais un peu plus voir Abraham s'amuser dans l'herbe verte et grasse. Quelques fois, cela t'arrivait de t'y allonger et de dormir avec lui. Juste quelques heures. Pour sentir le parfum de tes fleurs et les rayons du soleil bruler ta peau. C'est avec cette douce idée que tu passes sous le péron, là où un petit banc à bascule reste de jour comme de nuit. L'été, ainsi que l'hivers, tu appréciais t'y balancer, admirant le soleil se coucher avec une tasse de lait chaud ou bien une bonne biere fraiche, en fonction de la saison. Finalement, tu invites Dante à glisser la clef que tu lui avais offert dans la serrure. L'immense porte en bois massif grinça avant de se déverrouiller.

Là, c'était comme ouvrir une porte sur un autre espace temps. L'entrée déversait sur un grand salon et une cuisine ouverte. Un lustre de cristal illuminait cette même pièce et son canapé de velours. Sur les murs, on pouvait y voir différentes peintures, toutes signées de De Vinci lui même ou de Picasso, ainsi que d'autres peintres célèbres. Tu avais toujours entretenue des relations particulières avec les artistes des anciens temps. Tu avais bercé Debussy, embrassé le front de Dali, donner une compote de pomme à Wharol. Tu ne sais pas si tu pouvais dire que tu les avais inspirer de quelques manières que ce soit, mais le nom de Muse t'avait été souvent attribué au cours des siècles. Certainement parce qu'ils te voyait comme l'être de lumière que jamais le temps ne touche. Mais même si le domaine artistique te touchait beaucoup, tu appréciais toujours de lire un bon bouquin. C'est pourquoi une magnifique bibliothèque avait sa place au salon, à l'instar de ces télévisions écran plat dont tu avais tant l'habitude de voir chez tes quelques voisins. Elle contenait des livres, mais aussi des parchemins, datant d'une tout autre époque, de tout autre pays que le votre. Les langues étaient toutes diverses et variés et prouvait de ta capacité d'adaptation. Finalement, vous marchez ensemble sur des tapis que le roi Louis XIV avait lui même dans son propre palace et qu'il t'avait offert à la suite d'un de vos innombrables pari sportif. Sur le coté de l'évier de ta cuisine, se trouvait de la vaisselle, elle, venant des années folles. Les années qui t'avait certainement réconcilier avec les joies de la fête. Maniaque sur les bords, tu te tane de ne pas avoir ranger correctement ta maison avant qu'un quelconque invité fasse irruption. Enfin, tu vois Abraham descendre les escaliers en colimaçon de la maison et se jeter tout bonnement dans les bras de Dante. Tu avais rarement vue un chien sauter si haut, mais c'était ce qu'il faisait très souvent lorsqu'il était content de voir quelqu'un. Tu souris un peu plus à voir la scène. " - Tu devrais peut - être retirer tes vêtements, je vais les mettre à sécher. Et approche toi du feu. " ordonnes tu en désignant la cheminé déjà fumante placé entre deux étagères de livres. Pendant ce temps, tu t'affairais à ranger ta vaisselle avant de sortir des sets d'assiettes et de couverts. " - Tu as faim? " demandes tu doucement, lui adressant un sourire bienaimant.  


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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Lun 10 Oct - 20:41


Perdu et retrouvé.






On se croirait dans un film.

Ou un vieux roman, quelque chose d'époque. Quelque part, j'étais surpris de découvrir qu'elle vivait dans un tel intérieur. C'était l'exact opposé de mon appartement aseptisé que je n'avais aucune volonté d'aménager le moins du monde. Mais parallèlement, c'était l'écrin parfait pour un bijou tel que Nina. C'était tout à fait elle, avec des preuves çà et là des époques qu'elle avait traversé sans le moindre mal.
J'oubliais si souvent qu'elle avait eu une si longue vie. Je ne voyais d'elle que cette jeune femme incroyable dont j'étais chaque jour plus épris que la veille. J'aimais ne voir d'elle que cette femme enjouée et pleine de vie, pas la victime esseulée qu'elle avait été.
Mes yeux se perdent une seconde sur la peau marquée de cicatrices de mon petit ange avant qu'elle ne s'évade plus loin. Abraham, son chien si affectueux m'avait tiré de mes pensées en se jetant littéralement dans mes bras. Je souris en lui tapotant gentiment la tête avant de le reposer par terre pour qu'il continue de faire la fête en faisant des allers-retours dans la pièce, la langue pendante et les yeux fous. Moi, je contemple silencieusement la décoration avant de me décider à obéir aux ordres de Nina et quitter enfin ma veste trempée par la pluie. Mon sweat la rejoint bien vite et me laisse en t-shirt au milieu du salon décoré avec goût.
On pouvait dire que je dénotais dans un tel cadre. J'avais toujours eu une allure... et bien... mauvais genre? Je ne comptais pas le nombre de fois où on avait dit que j'avais l'air d'être une mauvaise influence pour les autres. J'avais toujours pensé que ça venait des cheveux longs, de la barbe, ou des tatouages. A dire vrai, je m'en fichais bien. Ca plaisait à certaines, contrairement à d'autres. Au milieu du salon de Nina, si frais, si agréable, si féminin, je n'étais clairement pas à ma place. Certes, ça ne me dérangeait aucunement, mais j'en venais à me demander, si Nina aimait tant tout ceci, ce qu'elle pouvait bien me trouver. Ou peut-être que c'était justement parce que je n'avais rien de ce qu'elle connaissait déjà qu'elle s'était autant attachée à moi.

De mon côté, je savais que c'était ça qui m'attirait quand je la regardais.

Cette allure de sirène, ce teint de poupée, ces yeux émeraude... C'était ce tout qui faisait d'elle un vrai fantasme à mes yeux. Mais malgré cette apparence fragile, elle était capable de me tenir tête et ça... Ouais, c'est sexy, ouais.
Sa bibliothèque regorgeait de trésors d'époques que je ne connaissais que de nom. Et encore. Vu mon maigre intérêt pour les cours d'histoire, je n'étais même pas sûr de pouvoir tous leur attribuer un siècle. Mes yeux parcourent les étagères en s'arrêtant sur chaque titre, le tête légèrement penchée sur le côté pour mieux lire chaque lettre. Il y avait même des parchemins qui trainaient entre deux ouvrages parfois. Je ne redresse la tête qu'en entendant Nina me demander si j'ai faim. Je reporte mes yeux vers elle une seconde.

"Pour ta cuisine, toujours." mais mes pupilles divaguent à nouveau sur les nombreux livres que contenait la bibliothèque "Si je m'écoutais, j'arrêterais d'essayer de cuisiner et je te laisserais faire à chaque fois, comme un bon gros goujat incapable de faire une omelette correctement..."

Ah, ça aussi c'était ce qui me faisait craquer chez Nina. Elle savait faire tout ce que moi je ratais. J'avais des talents variés, certains que je maîtrisais mieux que d'autres, mais la cuisine n'en faisait vraiment pas partie.
La littérature, cependant, c'était une vraie drogue pour moi. Je n'avais pas toujours eu cette boulimie de lecture mais quand j'avais commencé, je n'avais plus été capable de m'arrêter. J'avais relu plus d'une fois mes livres préférés, simplement pour retrouver un univers et des mots qui me parlaient mieux que personne.
Je délaisse enfin les monticules de papier encrés pour aller retrouver Nina alors qu'elle s'affaire en cuisine. Je m'approche assez pour être derrière elle, posant une main sur son bas du dos pour lui éviter un sursaut de surprise. Mes cheveux sont encore trempés alors que je les remet en arrière dans un geste machinal. J'adresse un sourire à Nina en regardant ses deux iris verts comme si c'était la première fois.

"C'est très toi, cette déco. Très..." je lève les yeux une seconde, comme si je cherchais mes mots "Millénaire."

Un rictus en coin laisse deviner que je plaisante. Mes doigts glissent un peu avant de s'éloigner d'elle. j'avais envie de lui proposer mon aide mais au fond, je savais que je risquais seulement de gâcher ce qu'elle préparait au lieu de lui apporter une quelconque aide. Je me risque tout de même à rester près d'elle et à la prendre par la taille un instant, toujours aussi possessivement que d'ordinaire alors que je l'approche de moi. J'avais du mal à avoir des gestes simplement tendres. Tout ce que je témoignais par amour était imprégné d'une possessivité maladive, gage de ma passion pour elle.

"En vrai, tu peux me le dire si t'essaye de me séduire en passant par la bouffe." je lui adresse un sourire malicieux "Un conseil: j'adore le chocolat."

Et un baiser volé de plus que je laisse durer juste assez pour me mettre l'eau à la bouche...




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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Lun 17 Oct - 2:02



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" - Ha parce que tu sais faire une omelette correctement chéri ? J'ignorais! " plaisantes tu tendrement. Quelques fois, tu aimais le tanner. Certes, tu étais doux comme un agneaux à ses cotés, mais cela n'accentuais qu'un peu plus ton humour un peu bizarre. Tu aimais, parfois, lui montrer que tu n'étais pas qu'une jolie poupée de porcelaine qu'on trimbale où l'on veut sans ce soucier de ce qu'elle a à dire. Toi aussi, tu peux jouer de lui et de ses mots. Ce n'est pas souvent que tu te permets de le taquiner de façon si mesquine, mais tu savais aussi qu'il n'était pas stupide au point de ne pas voir ton ironie. Tu adorais l’embêter, l'enquiquiner, le titiller. Rarement, c'était sur des sujets importants. Tu savais à quel point cela pouvait être blessant d'être indélicate. Alors, tu te complaisais sur des points inutiles et fastidieux. La cuisine, par exemple. Un élément que tu maîtrisais à la perfection et que tu affutais malgré les siècles passés. Tu ne t'en laçais jamais véritablement. Tu te sentais plus à ta place derrière ta cuisine que  dans un bureau de ministre. A vrai dire, c'était un peu pour cette tache que tu avais pris vie. A ton époque, les femmes n'étaient bonne qu'à préparer un bon repas et à savoir tenir une maison, élever des enfants, et préparer leurs mariages. Et oui, des siècles plus tot, il fallait prévoir l'impensable avant même qu'ils ne soient né. A huit ans, l'un de tes plus grand frère savait déjà qu'il se épouserait une des filles voisines. Un mariage arrangé, comme on pouvait s'y attendre. Mais ils semblaient heureux, alors tu ne t'y étais pas interposé. Ta grande soeur, elle, se maria très jeune. Plus jeune que toi. Elle avait seize ans passé, presque dix sept et se retrouva lié à vie à un tout jeune déserteur de guerre. Il n'avait ni famille, ni argent, encore moins un toit pour lui offrir un lit et plusieurs enfants. Mais ce fut l'amour, et le vrai, qui les poussa à en parler à votre mère. Elle mit de très long mois avant de finalement accepter. Tu te souviens que tes frères n'avaient pas très bien pris la nouvelle, mais ils finirent par comprendre que ce n'était pas un mauvais bougre et qu'il avait tout fait pour donner à votre soeur, une belle vie. Alors, tu t'étais dites, que toi aussi, tu devais etre une bonne femme au foyer.  Tu n'imaginais pas un seul instant finir comme la plus vieille féministe au monde. La cuisine, comme l'occupation d'un logis, était devenu un passe temps nostalgique comme un autre, qui te permettait de t'évader quelques instants tout en faisant les choses correctement.
Tu frémis au contact de sa main sur ton dos. Il avait le don de pouvoir te faire sentir spécial. Si spécial que tu avais du mal, quelques fois, à te rendre compte que tu n'étais, que toi. Une simple fille parmis tant d'autre qui avait la chance d'avoir un homme comme lui, pour lui, et unique pour toi. Vous vous l'étiez promis, et cela depuis cette fameuse nuit. Ho, il ne s'était rien passé. Rien de bien extraordinaire, ou du moins, qui aurait pu remettre ta virginité en question. Loin de là même. Il avait su éveiller chez toi un sentiment tout nouveau. Le désir. Un plaisir qui n'avait de cesse de titiller ton corps comme ton coeur à chaque fois qu'il était dans les parages. Il hantait tes nuits et t'offrait un semblant de reve hérotique. Evidemment, il était tout naturelle d'etre curieuse su ce sujet, mais tu te demandais si ca ne tournait pas à l'obsession. Exactement de la même maniere que lorsque tu pensais avoir des sentiments pour lui. C'était il y a à peine trois mois et demi, et tu en étais déjà à l'étape de la clef de ta maison. C'est pour dire à quel point il peut avoir de l'influence sur toi et tes décisions. Tu n'avais posé qu'une seule question, sur son passé. En toute honnêteté, tu te retenais de le faire. Tu avais peur, une fois de plus, d'avoir à faire à un mur. Peur qu'il finisse par te rejeter alors que tu ne concois plus ta vie sans lui. C'était si dur de ne pas lui évoqué le passé. Tu ne voulais que son bonheur, et il était évident que son histoire ne fut en rien synonyme de joie.

Rapidement, vous changez de sujet. Il vint te faire un compliment dissimulé à propos de ta décoration. Effectivement, c'était très spécial comme endroit. Tu avais pris soin de le décorer en prenant compte tout les courant stylistiques que tu avais vécu. L'art faisait partie intégrante de ton existence, tu avais gardé un nombre incalculable de tableau que l'on t'avait offert en guise d'amitié. Quelques fois, d'amour, mais ça, Dante n'était pas obligé de le savoir. Telle la muse des temps immémoriaux, tu avais inspirer plus d'un artiste. Certains etaient meme devenu des amis tres intimes pour qui tu vouais une loyauté et une affection sans faille. Tu te faisais meme un devoir d'accompagner leurs ames defuntes a travers les limbes. C'etait un moment de deuil eprouvant, certes, mais c'etait comme un devoir que tu t'étais donné. Ils t'avaient tant offert de leurs vivants, sans attendre le moindre retour de ta part, que tu ne pouvais pas simplement te complaire dans ta tristesse. Par choix, par amitié, tu faisais donc ceux pour quoi tu fus creer. En huit cent trente deux ans, tu eux le temps de faire part à plus d'un de ces mêmes artistes, de ton histoire. C'etait, comme une l'evidence même, après une soirée bien arrosé. Si bien arrosé que le lendemain, les souvenirs etaient trop confu pour etre bien certains des évènements passé et des paroles prononcés. Tant et si bien que tu te retrouvais plus d'une fois dans la situation la plus comique qui soit. Tu cherchais a savoir tout en discretion si ils se souvenaient de tes confidences et si seulement ils y avaient cru. Pour certains, ce fut un deluge de questions toutes plus farfelus les une que les autres. Pour d'autres, ce fut un soulagement immense de comprendre que leurs memoires furent lavé par l'alcool.  Une constation fort agréable a faire, pour une fois. Alors oui, finalement, toi qui pensais ne pas vouloir garder de traces de ton passage sur terre, tu te voyais faire de ton logis, un havre de paix inter - epoque. C'était devenu, avec le temps, et un peu de patience, le seul endroit sur terre où tu te sentais en parfaite cohésion avec ce que tu étais. Un ange de lumière aussi éternelle que la vie sur terre. Etrange que de savoir que d'ici encore milles ans, tu continueras d'entasser vieilleries sur vieilleries entre ces quatres murs. Enfin, ca n'en restait pas moins amusant. Bientot, il faudrait rajouter quelques pieces, ou agrandir le salon.
Tu te pinces les lèvres, regrettant déjà qu'il t'ait retirer ce plaisir intense. Tu avais du mal à t'arreter lorsqu'il commençait à t'embrasser, et généralement, ton corps tout entier réclamait bien plus. Finalement, tu finis toujours par te montrer raisonnable, et absoudre ton envie irrépressible. Non sans mal, il faut l'avouer. Tu réponds doucement à son sourire avant qu'un nouveau regard malicieux illumine ton visage. Si il te cherchait, il allait te trouver ! Tu tires sur le tiroir près de toi et y enfourne ta main. A l'aveugle, tu brise un morceau de cette matière si dur et le sort. Un morceau de chocolat. Tu t'approches malicieusement de Dante, guidant le petit carré noir en direction de sa bouche. Finalement, alors que tu vois ses levres s'entre ouvrir, et que tu t'estime assez proche, tu le glisse dans ta bouche. Ton regard le taquine tandis que ton rire malicieux s'élève. Tu laisse fondre le chocolat avant de l'avaler et venir mordre lentement et tendrement sa lèvre inférieur, lui laissant un gout chocolaté. " - Je n'ai pas besoin de te faire à manger pour que tu sois à moi.. " murmures tu, le regard brulant d'un désir nouveau. Tu lui souris encore, amusé de ta mesquinerie. Puis, tu retournes au fourneau, lui sortant la plaquette de chocolat près de lui. Tu secoue la poile où une trentaine de petites patates cuisent lentement. Tu y avais ajouté des herbes afin de rajouter un peu de gout de sorte à ne pas saler ou poivrer à l'extreme. Tu termines la cuisson de deux cotes de porcs, saignante à point, et les disposent dans deux assiettes différentes. En attendant que les pommes de terres terminent de cuire, tu prépare rapidement une petite sauce au poivre, exactement comme tu les aimes, bien épicé afin de relever le simplicité du plat. Tu disposes les patates et ajoute donc par dessus la fameuse sauce au poivre. Couteau, fourchette, verres, tu vins poser le tout sur la petit table basse, tout près de la cheminé. Tu jete négligemment deux coussins au sol afin que vos bassins ne soient pas engourdis par le bois du parquet. Tu t'y assois après avoir étendu la vêtement de ton Dante. Tu embrasses sa joue tout en t'asseyant correctement, saisissant tes couverts. " - Bonne appetit ! " claironnes tu joyeusement tout en enfournant un morceau de viande entre tes levres. Tu soupires de plaisir. Finalement, ce n'était pas si mauvais.

Ton regard tombe alors petit à petit sur les divers titres des livres de ta bibliothèque. Là, tu entreposais milles et unes merveilles. Des éditions originales pour la plupart, daté et signé par leurs auteurs respectifs. C'était un peu comme un défi que tu t'étais lancé à travers les siècles. Alors, tu commences à parler. D'un peu de tout et de n'importe quoi. Dante doit probablement s'en foutre completement, mais tu n'y penses pas. Tu te sens tellement bien lorsque tu lui parles, tellement bien lorsqu'il porte ce regard attentionné sur toi, que tu n'oses plus t'arrêter. Et tu parles. D'un peu de tout et de n'importe quoi. " - Une amie à moi, il y a .. deux ou trois cent ans avait vue ma bibliothèque et s'était fait comme un devoir de tout lire. Elle en avait pour des années, je l'avais bien prévenu, tu penses ! Elle n'en faisait jamais qu'à sa tête. Et un jour, elle est tombé sur le Kamasutra. Si tu avais vue sa tête ! Elle n'a plus jamais voulu fouiller mes bouquins ! Enfin, figure toi que ce n'était pas la version paru en 1876, traduit par Burton, ho non, je pense qu'il doit être quelque part lui aussi, mais bref ! Elle était tombé sur le receuil indien écrit au VIe siecle par Vatsyayana. Ca lui a fait tout bizarre de voir les images qu'il y avait peinte, sachant qu'elle ne comprenait pas un mot d'indou, c'était hilarant ! J'avais beau lui expliqué que c'était, à l'époque, un livre exclusivement réservé aux classes aisées, à l'empereur par exemple, elle n'a pas voulu me croire et a associer tout ça aux vices puni par son dieu. Tu parles qu'à cet époque, le mariage et la fidélité, c'était un peu plus d'actualité que maintenant. Alors forcemment, voir ce genre de chose.. Dieu que ce fut une histoire de la résonner ! Elle voulait seulement oublier ca, de peur que son mari ne la punisse. Mais bon, tu sais, j'ai lu le journal intime d'une certaine Reine d'Egyte il y a quelques siecles. Cléopatre expliquait comment Antoine faisait pour ne jamais aller voir ailleurs, outre son adoration pour son titre, elle disait fièrement ; Quand la riviere est rouge, emprunte le petit chemin boueux.  Ces histoires de Nil et de roseaux, ça n'a jamais été ma tasse de thé, m'enfin, elle était plutot sympa de ce que j'ai entendu dire ! Surtout quand elle buvait, une véritable éponge ! j'aurais payer pour voir ca ! Malheureusement, je ne suis pas morte dans le bon siècle. " expliques tu joyeusement, heureuse de pouvoir faire part de tes anecdotes sans redouter le moindre jugement. Beaucoup serait choqué de tel récit, et peut - etre que Dante ferait partie de ces gens. Mais c'était amusant, et libérateur de pouvoir enfin parler avec ton propre vécu. Tu étais enfin toi, entièrement toi, oubliant de te cacher derriere ton masque de jeunesse.
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MessageSujet: Re: Perdu et retrouvé. || Nina   Lun 24 Oct - 22:55


Perdu et retrouvé.






Et j'avale de travers.

Je déglutis une seconde fois pour faire passer le morceau de viande qui s'était lui aussi fait surprendre par les déclarations de Nina. C'est vrai, elle a le visage d'une jeune femme mais la mentalité d'une millénaire. Je n'aurais pas dû m'étonner de l'entendre parler du Kamasutra avec autant de facilité mais j'avais tout de même été surpris de voir qu'elle l'évoquait avec un tel détachement. L'amour charnel lui était inconnu en pratique seulement. Mais visiblement, elle maîtrisait bien la théorie.
Je me fige, les yeux presque écarquillés alors qu'elle mentionne des mots que Cléopâtre avait écrit des milliers d'années plus tôt. Le chemin boueux... Je ne vais pas mentir, je le connais. Cependant, j'avais un léger doute concernant Nina. Avait-elle seulement conscience de ce qu'un chemin et une rivière pouvaient symboliser, aucune idée. Elle avait l'air si innocente et pourtant c'était moi le gamin ici.

"Ah ouais... J'imagine que t'es pas spécialement experte des petits chemins boueux..."

Je lâche ça en esquissant un sourire derrière mon verre, prenant une gorgée par la suite. Ca faisait passer le goût de viande non-humaine. J'avais commencé à oublier ce que c'était que cette saveur animale, moins proche de mes semblables. J'étais terrifié de voir à quel point on pouvait rapidement s'habituer à un amour du cannibalisme, mais j'étais allé trop loin dorénavant pour me priver de ce type de steak...
Et là se posait la question de savoir si je devais lui faire une leçon sur le sujet ou non. Mais très franchement, je n'étais pas d'humeur à la choquer par mes expériences passées. Déjà parce que je ne souhaitais pas m'attirer son regard inquisiteur, et ensuite parce que je ne voulais pas qu'elle se blottisse contre la jalousie de mes conquêtes oubliées. C'est trop facile, dans pareille situation, de se réfugier derrière ce masque au lieu d'admettre qu'on peut être aimé plus que les autres.

"C'est fou que tu aies vécu tout ça... J'arrive toujours pas à me faire à l'idée que tu vivais déjà quand moi... Quand mon arrière-arrière-arrière grand-père n'était même pas né. Si ça se trouve il a essayé de te pécho, j'en sais rien. Moi, le seul truc qui me fait passer pour un vieux, c'est quand j'admets avoir vécu à l'époque où Kurt Cobain était encore vivant. Et encore, j'avais que vingt ans."

Ah, mes chères années folles...

Ces mois passés à galérer loin du climat familial, à encrer de la peau synthétique, et à faire mon sourire ravageur à des minettes désireuses de devenir mes oeuvres d'art. Je ne regrettais rien de tout ça, rien de cette vie passée. C'est vrai, j'avais commis des erreurs inqualifiables et j'avais sûrement gâché quelques vies avec mes conneries.

Et puis ma rédemption dans les années suivantes.

25 ans, un quart de siècle, et ma Capulet. Il allait bien falloir que j'en parle à Nina un jour ou l'autre. C'était bien trop étrange qu'elle sache pour ma défunte famille sans même avoir une vague idée de ces décennies passées comme un père de famille presque classique. Et comme un mari surtout. En générale, parler de ses exs, très peu pour moi. Mais là, j'avais été marié. Et pas seulement pour un jour ou deux avant de me rappeler d'un séjour ivre mort à Las Vegas. Juliette avait fait partie de ma vie assez longtemps pour que sa mort me soit douloureuse. Par ailleurs, je ne voulais pas que Nina ne croit que je cherchais à la remplacer grâce à elle. Jamais je ne pourrais remplacer Juliette, d'ailleurs je ne le souhaitais pas. Je voulais seulement continuer à vivre ma vie - tout du moins, mon existence presque mortelle - sans sentir le poids du passé peser sur moi.

"J'ai quand même eu le temps de vivre un paquet de trucs en quarante ans... Mon ex-femme, tout ça... J'en parle rarement pour éviter les questions mais fallait que je t'en parle tout de même... On devrait en parler en fait."

Oui, car c'était bien ça la raison de ma visite auprès d'elle au départ. Je ne m'étais pas perdu dans les rues de Londres sans aucune raison. Je devrais bien en parler avec elle tôt ou tard, lui raconter ma vie, mes ennuis, et voir sa réaction. Je n'avais plus qu'à espérer qu'elle n'avait pas peur des chemins trop boueux...




SO WHAT IF I'M SICKER THAN SICK?

You can say that I'm going insane and I'm not quite right and that I'm to blame. You can say that I'm sick on the inside. Bet you don't know I like it that way. You can say whatever you like. If it's so wrong I don't wanna be right!
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Perdu et retrouvé. || Nina
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