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 Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]

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MessageSujet: Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]   Mar 18 Oct - 20:35


Putting Holes in Happiness

Aldous & Nyx


Juillet 2010 - Vers 22h


Il est tard. J'arpente l'quartier en r'gardant partout autour d'moi comme si j'attendais qu'quelque chose déboule par derrière. Faut dire qu'ça fait bien longtemps qu'j'me suis pas pris des vacances. D'puis qu'j'ai enfin fais la peau à c'connard, y a pas grand chose qu'a changé. J'pensais qu'ça allait tout faire exploser, mes repères, mes salles habitudes crapuleuses. P't'être même qu'ça m'aurait donné envie d'changer moi. Sauf qu'y a rien d'tout ça qui s'est passé. Après l'euphorie d'la mort d'crevard de merde, tout est r'venu comme avant. Même appart crasseux, même vie d'misère à vendre mon cul pour ma dose. Même connerie d'existence sans but. Ca fait un moment qu'j'cherche quoi faire. J'pense souvent à mon vieux pote, mon frère. Du jour au lendemain, il s'est barré. Il a laissé derrière ses magouilles et ses sales affaires pour s'barrer avec la femme d'ses gosses. Si j'avais eu quelqu'un, p't'être qu'j'aurais pu faire la même chose. Sauf qu'la vérité s'impose, plus dure qu'jamais. J'ai personne. Parce qu'j'suis et j'ai toujours été foutrement seul. D'puis qu'j'me suis barré d'chez moi, gosse un peu con qui croit tout savoir d'la vie, tout ceux à qui j'ai pu m'attacher étaient des immondes profiteurs qu'en voulaient qu'à c'que j'pouvais leur rapporter. pour s'terminer par l'connard en question qu'a réussi à m'avoir tellement qu'j'me suis buté pour lui. C'est pour ça qu'j'suis là. Au beau milieu d'Londres. Pour faire l'point sur tout c'qu'a pu déconner avant. Et pour trouver c'qu'il faut faire pour m'en sortir. J'souffle la fumée d'ma clope en r'gardant l'fleuve. Les docks grouillent d'dealeurs, ça s'ra pas dur d'me trouver une dose ce soir.

Il laisse son regard trop clair détaillé les quais qui grouillent de leur vie nocturne illégale. Partout c'est la même chose, les mêmes quartiers crados où traînent les mêmes types glauques et leur business foireux. Les mêmes nuits qui se déroulent comme en parallèle de la vie normale, des gens biens, qui ont un emploi, un conjoint, une famille. Cette vie dont Aldous avait toujours rêvé et qui s'éloigne un peu plus de lui à chaque instant. Un aboiement le sort de sa torpeur. Un chiot. Mais déjà haut au garrot. Un berger suisse au pelage blanc et aux yeux foncés. L'Instance pose un regard tendre sur lui, un regard qui tranche avec l'habituelle menace qui fuse de ses pupilles et lui donne un air maléfique. Dangereux. C'était l'une des premières choses qu'il avait faites pour remettre sa vie dans des rails imaginaires. Un chien. Ca le sortait de sa solitude, d'une certaine manière. Un prélude un peu rocambolesque pour se convaincre qu'il serait capable de prendre soin de quelqu'un. Dans de nombreuses thérapies, la rééducation sentimentale passait par une plante puis un animal, avant de se prouver qu'on était capable de forger une véritable relation avec quelqu'un. Il soupire et passe une paume sur son flanc. L'animal se dandine contre sa jambe et le pousse doucement de la tête pour l'enjoindre à plus de caresses. Un rire sincère, presque léger, s'échappe des lèvres du Démon qui oublie un instant, combien tout cela n'est qu'une fuite en avant, une tentative inespérée de se sauver lui-même, ne menant malheureusement -il en était convaincu- à rien.

J'm'amuse un moment avec l'clebs. J'l'ai appelé Uriel. Une sorte d'poing dans la gueule de tous les connards qui diront qu'on est c'qu'on est et qu'on peut rien y faire. J's'rais l'démon avec un chien au nom d'ange. Tant pis pour l'ironie du truc. Quand il s'calme un peu et vient s'coucher contre le muret où j'me suis assis pour mieux détailler la ville, j'reprends l'inspection. J'ai pas la moindre foutue idée d'quoi faire ici. Derrière, y a tout c'que j'connais déjà. La rue. Le vice. La came. Mais si j'me suis barré d'l'Amérique, c'est pas pour tout r'faire pareil ici. Alors, j'regarde devant. Au loin, j'vois un espèce d'chapiteau où flotte un drapeau. J'ai aucune foutue idée duquel ça peut bien être. Alors, j'décide d'y aller. J'sais pas pourquoi. Une intuition. Même si j'peux m'déplacer comme j'veux, y a rien qu'j'aime mieux qu'la bécane. J'suis v'nu avec une vieille Harley qu'j'ai r'tapé avec les moyens du bord. Elle est pas super fiable, mais j'm'en branle. J'y ai accroché un side, pour l'chien. Il adore ça ! J'le réveille d'un sifflement en prenant la direction d'la moto calée contre l'mur d'un entrepôt. Plus b'soin d'casque pour moi, j'risque plus d'crever. Par contre, j'en ai un spécial pour Uriel. Il s'laisse docilement faire avant d'monter d'lui-même. Il a déjà bien compris, la gueule ouverte, la langue pendante, qu'on allait rouler un peu. J'enfourche la bécane, j'kick, et on part. Direction l'foutu chapiteau.

Il ne sait pas vraiment ce qui l'a poussé à se rendre là bas. Une sorte d'intuition. Tout était bon plutôt que de rester sur les docks et passer une nouvelle nuit à se piquer dans un entrepôt vide après avoir butter un autre dealeur d'héro. Aldous roule vite. Trop surement. L'adrénaline est tout ce qui lui reste, et il en faut pour que la décharge secoue son corps mort. Ses cheveux au vent, la langue de son chien aussi, il arrive au bout de quelques minutes à la hauteur d'un cirque. Etranger, à n'en pas douter. Mais il ne connaissait pas les couleurs du drapeau qui flottait au dessus. Il trouve une place pour garer sa bécane, descend et arrive à hauteur de l'entrée. Un homme portant un costume rouge vif à coutures dorées, un chapeau démesurément grand et une drôle de petite canne à pommeau. Il portait une large panière garnie de pop corn, de confiserie et de jouets lumineux pour enfants. Aldous hausse un sourcil en se faisant éconduire dans un anglais approximatif à l'accent à couper au couteau. Il s'éloigne alors, contourne l'entrée principale et trouve une brèche à l'arrière, vers l'entrée des artistes, où personne ne regarde. Il a juste de quoi s'engouffrer discrètement et apercevoir la piste. Un homme à la chevelure longue et épaisse, à la barbe fournie, dans un juste au corps très ajusté, fait montre de prouesses physiques qui laissent l'Instance pantois. Et loin de l'indifférence. Il déglutit faiblement en observant chaque muscle de son corps se tendre, se contracter pour une nouvelle figure, un mouvement plein d'une grâce virile qui l'hypnotise. La fin du numéro arrive et Aldous s'éclipse alors que le gymnaste sort en saluant le public. Lentement, pas à pas, il le suit jusqu'à sa loge, s'engouffrant à sa suite en passant à travers la porte. Ne sachant pas quoi faire, et ayant oublié le pauvre chien loup qui hurlait à la mort devant la roulotte, il se mord furieusement la lèvre en se cachant derrière une tenture de tissu alors que l'intention du gymnaste est interpellée par son chien.


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Dernière édition par Aldous B. Koch le Mar 18 Oct - 22:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]   Mar 18 Oct - 22:03


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Juillet 2010 - Vers 22h


Un tintement régulier le tira de ses songes, une résonance de quelques secondes, régulière, qui s'arrêtait un instant puis reprenait. Il grimaça un peu, il savait parfaitement ce qui faisait ça et qui. C'était sans aucun doute Monsieur Loyal le directeur du cirque qui venait le réveiller sans le brusquer, lui signifiant que le spectacle de ce soir n'allait pas tarder à sa profiler. Il grogna un peu logea son visage dans la fourrure qui ronronnait à côté de lui. Une langue râpeuse lui lécha le côté droit du visage et il gloussa un peu et ouvrit un œil, sur une superbe fourrure blanche rayée de blanc. Il se redressa dans la grande cage, étira sa grande carcasse et regarde la tigresse blanche étendue à côté de lui qui léchait consciencieusement ses griffes. Une primitive avec qui il passait quelques nuits de temps en temps. Il caressa la cambrure de ses reins profonds et puissants, faisant enfler un ronronnement dans le corps félin, elle darda ses yeux jaunes sur lui.

« Transforme toi Akulina, датированный . »

La tigresse émit un feulement mélodieux et bientôt le corps se transforma lentement sous ses yeux, la fourrure disparut pour laisser la place à de la peau blanche et douce, les griffes se changèrent en ongles manucurés mais ses yeux restèrent jaunes. Il dévora du regard le corps nu et offert à lui de la jeune femme. Il adorait la voir se transformer, en fait il adorait toutes les transformations de ces êtres exceptionnels qu'il fréquentait dans le cirque, c'était fascinant et jamais il ne s'en lasserait c'était tout simplement à couper le souffle. Akulina se releva sans pudeur, le froid de l’Angleterre faisait dresser la pointe de ses seins alors qu'elle enfilait sa longue robe sans rien mettre en dessous. Elle lui tendit  la main et il se releva et la quitta pour rejoindre le grand chapiteau. Il se sentait mieux à Londres que à Madrid d'où ils arrivaient, le chaud de l'Espagne avait bien faillit le tuer et encore Monsieur Loyal lui avait dit que c'était encore pire en Andalousie, un vrai cauchemar pour Nyx.

Il se laissa aller à la contemplation des rondes de l’écuyère et ses chevaux puis commença à s'étirer. Ce qui souvent attirait un petit attroupement de femmes venus spécialement. Ça le faisait toujours sourire de les entendre glousser avant de se faire éconduire par Oksana, l'immortelle qui l'avait dépucelée, elle n'aimait pas beaucoup que de simples humaines tournent autour de lui. Il retrouva la femme dans les coulisses alors qu'il enfilait son justaucorps qui le mettait particulièrement en valeur. Elle mis un temps infini à enduire son corps d'un huile pailleté, elle adorait faire ça et il ne s'en plaignait pas même si ça commençait à se voir qu'il n'était pas insensible à ce traitement de faveur. Nyx adorait la liberté que lui offrait le cirque, les horaires, les femmes, les hommes, les nouveaux paysages, il ne regretterait jamais d'avoir quitter la gymnastique et les concours pour le grand cirque de Russie. C'était la meilleure décision de sa vie.

Le show commença, l'effervescence monta dans les coulisses et Oksana lui banda les poignets et les paumes et il y appliqua de la magnésie. Il fit encore une séance d'étirements, sauta deux fois sur place et ce fut son tour. Son numéro de tissus aériens, qui mettait en valeur sa souplesse, sa force, ses muscles. Les tissus s'enroulaient autour de ses bras, il se laissait tomber, il volait. Enlaçant la soie comme la taille d'une amante, crispant ses doigts pour se retenir, se suspendant à quatre metre du sol par la seule force de son bras droit. La musique résonnait dans son corps, faisait vibrer ses tendons, donnait vie aux tissus. Jusqu’à ce qu'il lâche tout, les tissus autour de sa taille le retinrent de justesse à trente centimètres de la piste, faisant s'exclamer le public. Cet effet de peur suivit par la surprise était jouissif, il adorait provoquer des émotions chez le public, voir leur sourire épanoui. Il se releva, salua en s'inclinant et sortit pour laisser la place au prochain artiste.

En sueur et avec pour seule envie de prendre une douche brûlante il se rends rapidement à sa roulotte. Nyx ôte rapidement ses bandages et défait le haut de son justaucorps, laissant pendre les bretelles sur ses hanches, dévoilant son aine outrageusement. Il attache ses cheveux sur le haut de son crane et s'apprête à se déshabiller complètement quand il sent une présence. Il frissonne de tout le dos. Et alors il entends des aboiements devant sa porte. Surpris il va ouvrir et trouve un superbe chien loup qui s’engouffre dans son habitation pour aller renifler une tenture qui sépare la chambre de la pièce à vivre.

« Alors mon tout beau qu'est ce que tu cherche ici ? Je ne t'ai jamais vu dans le coin. »

Intrigué il tire sur la tenture pour laisser passer le chien qui trépigne.


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MessageSujet: Re: Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]   Mar 18 Oct - 22:53


Putting Holes in Happiness

Aldous & Nyx


Juillet 2010 - Vers 22h


J'aurais du savoir qu'tout c'merdier était la pire idée du siècle. Et quand on sait la quantité d'mauvaises idées qu'j'ai eu pendant c'temps là, ça laisse imaginer l'bordel. Alors ouais, d'instinct, j'ai suivi le mec du tissu aérien qui s'entortillait les muscles saillant dans des épais rubans d'satin. Et j'ai rien trouvé d'plus intelligent qu'rentrer dans sa roulotte et d'me planquer derrière un tissu. Tu parles d'une idée d'merde. L'pire, c'est qu'j'ai parfaitement l'pouvoir d'me rendre invisible, intangible, d'disparaître en gros, et qu'j'y ai même pas pensé une seule seconde. Faut croire qu'la dope m'a démonté l'cerveau plus qu'prévu pour m'rendre aussi foutrement con comme une bite. Et évidemment -fallait l'prévoir, dans un cirque, on est du genre à aimer les bêtes- l'beau gosse va ouvrir à Uriel qui gueule à la mort. Sauf que c'con m'a r'nifler direct et s'plante d'vant ma planque, la queue battant l'air pour qu'j'me montre. J'ai pas trop l'choix, vu qu'sinon, l'beau gosse va finir par s'pointer et ouvrir lui même son foutu rideau d'mes deux. Quoi qu'il s'passe, j'aurais l'air d'un putain d'blaireau. J'sers les mâchoires avant d'respirer à fond et d'sortir d'mon trou. J'me r'trouve face au gymnaste, l'costume à moitié viré, le torse complètement nu, couvert d'sueur, d'huile et d'paillettes. Et putain j'me mets direct à bander comme un âne ...

Aldous se voit repousser en arrière par l'assaut de son chien qui se dresse sur ses pattes arrières et pose ses pattes avant sur les épaules de son maître en lui léchant le visage. Il sourit en le repoussant doucement avant de réaliser l'étroitesse de la roulotte et la stature du gymnaste en face de lui. Il est bien plus grand et musclé qu'il n'y paraissait du haut de ses acrobaties aériennes dans l'immense chapiteau. Bien plus grand que l'Instance qui se sent tout à coup extrêmement vulnérable. Et si proche qu'il sentait l'odeur de sa transpiration se mêler à son souffle. Pourtant, il détecte sans mal que l'artiste est un simple humain. Il pourrait même lire en lui, s'il le désirait. Mais le désire-t-il ? Surement pas. C'est un pouvoir qu'Aldous n'utilise que très rarement. Il considère que le foutoir dans son propre crâne est suffisant, sans y rajouter les pensées d'autrui. Le blond soupire en sentant son chien se glisser entre ses jambes, par instinct de protection, avant de renifler ostensiblement l'artiste. La fidélité de l'animal envers son maître est belle, mais la curiosité le pousse aussitôt vers l'étranger qui lui a parlé aussi gentiment. L'intuition des chiens est grande, et s'il fait confiance à l'homme en face d'eux, Aldous est prêt à parier que c'est un chic type. Tout le contraire de lui.

C'était l'moment d'en décrocher une. Mais j'trouve rien à dire. J'ai l'air foutrement con fasse à c'colosse, beau comme un Dieu, dont l'odeur m'rend déjà complètement ouf. J'vais être grillé en deux secondes si j'l'ouvre, et il va m'foutre dehors sans qu'j'puisse m'défendre. Histoire d'pas bousiller la couverture des enculés du Sénat qu'ont décidé qu'nos pouvoirs d'vaient rester secret pour les humains. Fais chier ! Et l'clebs qui vient lui lécher les mains comme si d'rien était. J'suis juste dans la merde. J'ai l'cerveau tellement embrouillé par son odeur et ses muscles qui roulent quand il bouge. J'dois être en mode court-circuit. Pire qu'une groupie à un concert de rock. Bordel. J'serre les mâchoires et j'passe la main dans ma barbe, en m'caressant l'menton. J'cherche pas son r'gard, doit y avoir des reflets rouges dans l'mien. J'maîtrise mal ma forme quand j'suis aussi ... merde ! J'ai beau avoir un jean large, un tee-shirt qui tombe et mon blouson en cuir, si l'colosse acrobate baisse les yeux, il va forcément s'rendre compte du truc. J'me sens con comme pas permis, d'être rentré là, d'l'avoir suivi. J'sais même pas pourquoi j'ai fais ça. Hein ? Pourquoi j'suis pas aller m'égorger l'négro à l’embarcadère avec ses poches pleines d'crack pour m'en piper une dose avant d'pioncer dans un container vide ? Faut toujours qu'j'fasse d'la merde, peu importe comment ça s'passe, ça finit toujours pareil.

Aldous lève les yeux et croise un moment le regard du gymnaste. Il n'aime pas baisser le regard, même s'il sait qu'il est en tord, même s'il sait qu'il n'est pas le plus fort. La mauvaise foi et l'opiniâtreté d'un démon de l'orgueil ... Il lui jette un regard de défi.

"C'est mon clebs, ok ?"

Voila une entrée en matière agressive et complètement déplacé qu'Aldous regrette à la seconde où le poison fut cracher de ses lèvres acides. Il sent une contracture dans son bras et les impact de piqûres le démanger. Il se gratte le coude, dans le creux, là où la grosse veine saillante avale la dope comme une goulue. Il lève le menton, fixant l'athlète comme pour lui prouver qu'il avait beau être plus petit que lui, il n'en restait pas moins une teigne prête à en découdre. Même s'il ne rêvait pas de ce genre de contact avec le brun. Sa voix est rauque, presque moqueuse, quand il reprend :

"Pas mal ton truc avec les rubans là ..."

@ Yuki Shuhime




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MessageSujet: Re: Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]   Mar 18 Oct - 23:22


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Juillet 2010 - Vers 22h


C'était quand même étrange que ce chien aboie à sa porte et rentre directement comme si il savait où aller. Mais de toute façon depuis qu'il vit dans un véritable freak show il n'est plus surpris de grand chose, ça se trouve ce chien est un primitif qui cherche un refuge et qui à sentit que Nyx aimait les animaux. Il fixe la tenture qui lui sert à séparer ses deux espaces de vie, c'est qu'il est sacrément insistant du coup Nyx tire dessus. Il a un léger sursaut quand il voit un mec se tenir derrière, baraqué, de la barbe, de grands yeux bleus profonds et grand. Enfin personne n'est jamais aussi grand que Nyx mais ça c'est un détail, selon les critères dits normaux l'homme en face de lui peut être qualifié de grand. Il le détaille, le dévore carrément des yeux. Le gymnaste à toujours été doué pour cerner les gens et là cet homme est clairement entrain de le bouffer du regard. En même temps c'est vrai que dans cette tenue c'est difficile de regarder ailleurs.

Le chien semble bien connaître l'homme et s'enroule entre ses jambes dans un geste protecteur. Nyx n'a pas peur de l'homme, certes il se demande ce qu'il peux bien faire là mais il n'est pas du genre à paniquer ou à crier pour demander de l'aide. Il se contente de croiser les bras sur son torse puissant, faisant rouler ses muscles pour faire clairement voir qu'il ne craint pas grand chose, ni grand monde. Si son enfance à l'orphelinat lui à bien appris quelque chose c'est à ne jamais montrer sa peur ou sa faiblesse à qui que ce soit.

L'animal après avoir fait la fête à son maître reviens vers Nyx qui, dans un sourire doux, lui tends doucement la main, paume ouverte pour lui signifier qu'il ne lui veux aucun mal. S'il y a une chose qu'il est bien incapable de faire c'est de blesser un animal. Et le chien semble le sentir car il lui lèche la paume. Il lui flatte doucement la tête tout en attendant que son hôte inattendu se décide à parler et à lui dire ce qu'il fabrique ici. Nyx est patient il peux attendre toute la nuit ici, de toute façon si l'homme veux sortir il n'y a qu'une porte et elle est derrière Nyx. Et il prends tellement de place qu'il n'est pas possible de passer sans qu'il se décale.

Le gymnaste essaye bien de croiser de nouveau son regard mais l'homme fuit tout contact et il hausse les épaules et se concentre une nouvelle fois sur le chien, tant pis il n'est pas presser. Le chien se laisse gratter l'arrière des oreilles. Il voit l'homme bouger et le regarde, cette fois il le défi du regard, essayant de faire son malin alors qu'il a quinze centimètres en dessous. Et direct il utilise un ton agressif et possessif ce qui fait sourire d'amusement Nyx qui s'appuie sur la chambranle, croisant de nouveau les bras sur son torse, c'est qu'il est hargneux le petit roquet.

« Et c'est ma roulotte ok ? Je vais pas te le prendre ton chien t'en fait pas même s'il est très beau. как и вы . (Tout comme toi) »

Il se passe une main dans les cheveux tirant un peu sur les mèches folles qui s'échappent de son chignon fait à la va vite comme il sait si bien le faire. L'homme n'a pas l'air décider à lui expliquer ce qu'il fiche ici. Il suit du regard son étrange geste de se gratter le coude et soudain ses yeux descendent plus bas et son sourire s’étend encore plus. Ah oui on dirait bien qu'il lui fait de l'effet, un sacré effet. Nyx capte son regard et relève les yeux vers lui, il a envie d'exploser de rire tellement la situation se transforme en grand n'importe quoi. L'homme semble se moquer de lui quand il le compliment sur son spectacle. S'il veux jouer sur le terrain de la provocation Nyx n'est pas contre, il a quelques cartes en mains.

« Oui j'ai bien l'impression que ça t'a plus. »

Sans aucune gêne il désigne du menton la bosse que forme son jean. Nyx ne connais absolument pas le mot gêne et il n'a aucun remords à appuyer là où ça fait mal, c'est un jeu comme un autre.

@ Yuki Shuhime
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MessageSujet: Re: Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]   Mer 19 Oct - 0:17


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Juillet 2010 - Vers 22h


J'me sens comme un con face à c'grand type qui m'regarde de haut. J'serre les mâchoires, mes muscles saillent et mes dents crissent un peu. J'aime pas son ton. J'aime pas sa façon d'me parler comme s'il était bien mieux qu'moi. Pas qu'ce soit faux. Ca m'rappelle juste le p'tit gigolo qui faisait l'voyou avec les filles mais qui s'faisait r'mettre à sa place par tous les mecs plus balaises qui supportaient pas qu'j'sois arrogant comme ça. C'était pas si vieux. J'avais beau être mort, être d'venu une espèce d'démon badass, c'pas pour autant qu'les choses avaient changé. J'repense à mes réflexions au bord du fleuve. Ma mère disait un truc, sur les gens comme moi : t'as beau t'déguiser, et t'promener avec les ch'vaux, tu f'ras pas d'illusions, parce qu't'es qu'une mule, et tu tromperas personne comme ça. La proximité avec c'grand type m'renvoie à ces moments d'ma vie où j'étais plus bas qu'terre, seul avec mon putain d'ego et la gueule défoncée par les coups d'pieds et d'poings. Faut croire qu'elle avait pas tord, la vieille, j'suis qu'une putain d'mule qui s'est frottée à un putain d'canasson. Et pas n'importe l'quel. Du genre grand étalon bien monté.

Il se sent à la fois faible et vindicatif, ne supportant pas la façon qu'avait l'athlète de le regarder avec sa carrure de colosse et sa peau pleine de paillettes. Il grogne un peu quand l'autre s'adresse à lui avec un ton plein d'une arrogance bien mieux maîtrisée et bien plus appropriée que celle d'Aldous. Parce qu'effectivement, dans l'histoire, c'était bien le blond qui s'était introduit chez lui. Et de se montrer agacer par les familiarités de l'artiste avec son chien était aussi puérile qu'inutile. Il grogne encore alors que l'autre lui parle dans une langue qu'il ne connait pas. Immédiatement, il voit rouge, se sentant insulter. Encore une fois, ça lui rappelle les moqueries à l'école, lui qui n'avait jamais été scolarisé avant l'âge de 10 ans, lui qui était arrivé au collège ne sachant pas lire et à peine écrire. Lui qui n'avait aucun diplôme et qui s'était enfui du lycée sans avoir les bases. L'interjection du colosse lui renvoie son ignorance, et il sent encore plus inférieur à lui : non seulement par la taille, mais aussi par l'intellect. Et il n'aime pas ça, pas ça du tout.

"T'as dis quoi là ? Hein ? Répète qu'j'pige, si t'as des couilles sous ton collant d'tafiole !"

J'me compte qu'j'aurais du fermer ma gueule à la s'conde où c'grand beau gosse m'regarde et comprend qu'j'ai la trique. L'sang m'monte à la tête et j'ai une pulsion d'violence qui prend aux tripes et m'donne envie d'le cogner jusqu'à ce que son putain d'sourire satisfait s'transforme en supplique d'douleur. Sauf qu'l'envie prend l'pas sur l'reste et j'vois juste qu'il a pas l'air si étonné. Encore moins dégoûté. Foutu cerveau dérangé d'merde. J'arrive même pas à m'concentrer sur ma colère. J'suis l'chemin d'une goutte d'sueur qui coule d'son front, jusqu'à s'perdre dans les courbes d'ses abdo. Il est gaulé comme un dieu nordique c'foutu colosse. Comment j'fais moi, hein ? Pour lui en coller une. J'f'rais mieux d'me barrer d'sa roulotte d'merde et d'me tirer d'là. Avec un peu d'chance, l'négro est toujours dans l'coin et j'pourrais m'défouler sur lui. Sauf qu'il est d'vant la porte. Pas décidé à bouger d'là. La colère veut pas prendre l'dessus sur l'reste. J'ai les mains qui tremblent et j'serre les poings pour m'calmer. L'regard qui vire franchement au noir. J'arrive même plus à maîtriser mon apparence. J'sens les racines d'mes ch'veux d'venir flamboyantes et brûlantes. Fais chier.

"Qu'est c'que ça peut t'foutre, hun ? Dégage d'là où j't'en colle une, j'veux sortir t'as compris. Bouge."

Enserré entre sa colère et sa violence dévastatrice, son désir tortueux pour le corps de damné devant lui et l'oppression d'être dans un endroit si étroit, à côté de ce colosse et de son odeur entêtante, Aldous perdait pied et il se sentait complètement disjoncter. Sans attendre la réaction de l'athlète, il le pousse de ses deux paumes, à plat sur son torse moite de sueur, d'huile et de paillettes. Mais au lieu de la force surnaturelle qu'il peut pourtant maîtriser et qui pourrait envoyé valser le brun, son geste est coupé dans son élan, et il se retrouve simplement avec le contact brûlant de ce torse contre ses mains qu'il retire comme s'il venait de les plaquer sur une plaque chauffante.

@ Yuki Shuhime




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MessageSujet: Re: Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]   Mer 19 Oct - 0:55


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Aldous & Nyx


Juillet 2010 - Vers 22h


Nyx comprends rapidement que le fait qu'il soit plus grand et qu'il domine clairement l'espace gêne l'intrus, il le lit dans ses yeux. L'homme en face de lui est aux prises avec des émotions tellement fortes et brutales que l'athlète n'a aucun mal à lire dedans. Ce mec dégage un aura de violence mal contenue mais aussi quelque chose de plus profond un malaise sur lequel Nyx n'arrive pas à mettre le doigt. Cependant il ne va pas se rapetisser ni se raviser face à cet homme, s'il n'accepte pas ce qu'il est c'est son problème et Nyx ne va pas s'incliner pour qu'il aille mieux, il doit accepter sa situation et puis c'est tout. L'acrobate à toujours fait ainsi et ça lui à toujours été bénéfique. Mais tout de suite l'homme s'emballe alors qu'il lui fait un compliment. Mais c'est vrai qu'il ne doit pas comprendre grand chose au russe. C'est une habitude que Nyx à prise, de dire une partie des choses en russe pour les cacher, pour ne pas perdre ses racines. L'homme s'enflamme comme s'il avait dit quelque chose de mal et ça fait exploser de rire Nyx, non mais sérieux ce mec à un sérieux problème d’ego. Il ne peux pas se sentir inférieur au point de péter un câble parce qu'il ne comprends pas une pauvre phrase de russe ? Chacun à ses faiblesses et ses lacunes pas besoin d'en chier une pendule sans rire ! L'insulte de l'homme ne fait que plus rire Nyx, lui une tafiole ? Il lève la main devant lui et calme un peu son rire, ses yeux toujours rieurs.

« Calme toi дорогой (chéri), c'est du russe et en aucun cas une insulte. Je disais que toi aussi tu était beau donc t'excite pas le neurone. »

Nyx n'avait aucun problème à avouer qu'il trouvait l'homme en face de lui beau, avec ses airs de bad boy, son visage bien taillé et sa carrure il plaisait sans soucis à Nyx. Le gymnaste savait reconnaître la beauté des gens, il n'y voyait aucune gêne, quand quelqu'un est beau il faut savoir le lui dire. Il ne prends même pas la mouche de l'insulte, il en à tellement entendue quand il faisait de la gymnastique a haut niveau que ça lui passe grandement au dessus. Mais quand ses yeux descendent vers la taille de l'intrus son sourire ne fait que s'étendre, et encore une carte dans son jeu pour lui faire regretter de l'avoir insulter. Oh il adore vraiment ce jeu du chat et de la souris c'est très excitant et franchement si l'homme n'est pas content il n'était pas obligé de s'introduire dans sa caravane après tout. Il ne pouvais s'en prendre qu'a lui même !

Il voit les yeux de l'homme s'égarer sur son torse, la vue semble véritablement lui plaire. Il lui demanderais bien d'enlever ses fringues à son tour mais bon ce n'est peut être pas le bon timing.

« Et tu serais mignon de ne pas me traiter de tafiole quand tu es celui de nous deux qui bande. »

Aller mange toi ça dans les dents. Nyx n'est pas un mauvais gars, et c'est plus de la taquinerie mal placée que de la méchanceté quand il dit cela. L'homme semble hors de lui, il y a quelque chose de fébrile et de contenu dans ses geste, comme s'il allait exploser d'une seconde à l'autre. Il s'égosille qu'il veux sortir, mais pourquoi il était rentrer alors ? Franchement fallait savoir ce qu'il voulait celui là. Il voit l'homme se jeter presque sur lui comme pour le repousser et Nyx bande tout ses muscles pour accueillir l'impact qui ne viens que faiblement. Le contact est fugace, puissant et brûlant, ses mains calleuses sur ses pectoraux font se dresser la chair de poule et l'intrus se recule vivement. Nyx sent que la partie deviens encore plus intéressante. Il s'avance un peu plus dans la pièce, repoussant l'homme jusqu'à ce que ses genoux butent contre le lit. Il sourit comme un prédateur ferait.

« Tu veux m'en coller une vraiment ? Tu peux t'en aller tu sais, je ne t'oblige pas à rester. »


@ Yuki Shuhime
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MessageSujet: Re: Putting Holes in Happiness [Aldous & Nyx]   Jeu 20 Oct - 11:25


Putting Holes in Happiness

Aldous & Nyx


Juillet 2010 - Vers 22h


Et il s'marre, c'bâtard ! Il s'fout clairement d'ma gueule. J'supporte pas son putain d'sourire quand il m'fixe avec ses yeux plein d'malice. J'supporte pas qu'il lève la main, comme s'il avait tous les pouvoirs, en s'marrant toujours. J'montre les dents. Vieux réflexe carnassier. C'mec imagine même pas ce qu'j'ai d'jà pu faire à des types dans son genre. Il sait pas une s'conde c'que j'ai comme pouvoir. Qu'il pourrait d'jà être mort, à l'heure qu'il est. A m'parler comme à une merde. Et pourtant, j'lui fais rien. Pourquoi, j'lui fais rien ? J'en sais foutrement rien. Ou plutôt j'sais foutrement bien mais j'ai pas envie d'faire face à c'que ça m'rappelle. J'grogne un peu. Un compliment ? Qu'j'étais beau ? J'pense qu'si ça m'était arrivé quand j'me suis barré d'chez moi, j'aurais pu en rougir. C'était y a bien longtemps. J'hausse un sourcil. J'peux pas nier qu'ça me brûle plus fort entre les reins, et qu'sa voix langoureuse aide pas tout c'merdier. Il est juste là, tellement beau, tellement supérieur, tellement tout c'que j'serais jamais. Forcément qu'j'me sens comme une putain d'grosse merde à côté. J'sais très bien qu'si j'avais pris d'autres ch'mins dans ma vie, j'serais comme lui. Un mec posé, qu'on admire pour son humour, sa répartie. Un mec avec du charme, et vivant. Surtout vivant. Je mords l'intérieur d'la joue pour pas qu'ces foutus souvenirs m'remontent en travers d'la gueule.

Aldous ne répond rien. Que pourrait-il répondre de toute façon ? Il est là en proie à un trouble sans précédent dans sa mémoire. L'athlète est à la fois tout ce qu'il veut et tout ce qu'il déteste. Mais le déteste-t-il parce qu'il le veut ? Le veut-il parce qu'il pourrait lui faire du bien, dans sa vie, dans sa descente aux enfers toujours plus profonde ? Le veut-il parce qu'il voudrait lui ressembler, attirance narcissique vers ce reflet dans le miroir de la vie. Le veut-il pour se faire du mal, se dire combien il a échoué, combien il a tout gâché ? Le veut-il pour le faire taire, effacer son sourire moqueur, lui montrer que lui aussi vaut quelque chose ? Il n'en sait rien. Surement un mélange malsain de tout le reste. En quelques minutes dans cette roulotte exiguë, tout proche de ce corps immense plein de sueur, d'huile et de paillettes dont l'odeur lui montre à la tête, il y a tellement de réflexions qui s'engrangent en lui. Tellement de questions sans réponses qui remontent à la surface, déterrées par le rire de l'artiste de cirque. Le blond oublie tout. Qu'il est une sorte de démon qui se repaît de la souffrance. Qu'il a le coeur froid et les mains poisseuses du sang de toutes ses victimes. Qu'il est possédé par la force dévastatrice d'un ego ne supportant pas de se sentir inférieur. Qu'il ne cherche que la destruction : détruire pour faire payer sa souffrance passée, détruire pour essayer de renaître de ces cendres qui l'entourent.

J'me suis paumé. Paumé dans mes pensées à la con. Paumé dans son torse aux muscles envoûtant. J'dois l'fixer avec un air tellement bizarre, à moitié hargneux, à moitié en transe. J'me mords la joue encore. C'est sa voix enjôleuse qui m'sort d'ma torpeur. Il a r'marqué. Forcément. J'fais pas grand chose pour l'cacher. P'is à quoi bon ? J'suis incapable d'planquer quoi qu'ce soit. A part les cadavres. Instinct d'survie, faut croire. C'est pour ça qu'j'étais si faible -qu'j'le suis encore, apparemment- quand j'étais môme. Parce qu'on peut lire en moi. Suffit d'me r'garder. Jamais été capable d'faire comme si d'rien n'était quand j'étais triste. Jamais pu rester calme quand j'avais envie d'cogner. J'lève la tête. J'm'en veux d'l'avoir insulté. Surtout aussi connement. Mais j'l'avouerais pas. Surement pas. J'fronce les yeux, cherchant dans c'contact visuel la force d'le pousser violemment, d'le dégager d'mon ch'min pour pouvoir sortir. Mais la violence en moi est domptée par son putain d'sourire brûlant. Quand j'm'élance, j'l'ai même pas fais bouger d'un pouce. Non. J'ai juste posé mes mains sur son torse, la pulpe d'mes doigts comme coller à ses muscles sans pouvoir s'détacher. Sauf qu'il l'entend pas d'cette oreille. L'colosse m'avance d'ssus, même si j'ai r'tiré même main en une fraction d'seconde. Il s'plaque à moitié contr'moi, et j'sens l'bord du lit qui tape derrière mes genoux.

L'angoisse l'envahie. Pas de sentir le brun si proche de lui. Pas d'avoir son odeur musquée juste sous le nez. Non, le fait de se sentir faible, impuissant, oppressé comme à une époque lointaine où il était incapable de se défendre. Pourtant, il pouvait pousser le colosse, il pouvait sans doute même le tuer, très facilement. Alors pourquoi, pourquoi ne faisait-il rien. La claustrophobie grimpe en lui, lui fait voir les murs toujours plus proches, le plafond toujours plus bas. Il a oublié tout ce qu'il sait pour redevenir ce gosse en plein bad trip, replié sur lui même, pensant qu'il allait subir ça pour toujours. Cet homme lui renvoie à tout ce qu'il avait souffert, tout ce qu'il n'avait jamais résolu autrement que par la violence et la fuite en avant. Mais le désir fulgurant qu'il ressentait pour l'individu, l'empêchait tout simplement de lui faire du mal. La violence qui bout en lui est dirigée contre lui-même. Contre ce qui le rend si vulnérable. Contre ce qui fait qu'après tout ce temps à jouer les durs, rien à changer. L'autre le provoque, et Aldous sait que ses menaces sont vaines, que l'athlète peut bien le défier, il n'y arriverait pas. Instinctivement, il recule encore. Pour ne pas que le colosse le touche. Pour ne pas que tout dérape encore plus. Il se demande pourquoi il était rentré là, pourquoi il avait fait quelque chose d'aussi stupide. Et il ne trouve pas la réponse. Ou plutôt, il devine la réponse, et ça fait mal.

Il a beau dire qu'il m'oblige pas à rester, j'suis foutrement coincé entre l'lit et lui. J'vois pas comment j'pourrais m'barrer. Et puis, au fond, j'ai pas envie d'me barrer. J'me sens mal à en crever, à moitié en vertige, la tronche fracassée, l'envie d'une dose de came et puis son corps ... Tout s'mélange. J'suis pas doué pour réfléchir. Pas doué pour comprendre toute la merde qu'j'brasse continuellement. Toutes les conneries qu'je fais. J'veux juste m'sentir apaiser. Juste pour un moment. J'ai envie d'me mettre en boule, d'fouiner dans l'poil d'Uriel, d'laisser sa chaleur réchauffer mon coeur. J'en ai marre d'jouer, marre d'lutter sans cesse. Et pourtant, j'peux pas. J'arrive pas à lâcher prise. J'voudrais lui gueuler un truc immonde, pour qu'il recule, pour qu'il s'éloigne. Mais merde, j'veux pas qu'il s'éloigne. Il m'fait ressentir des trucs horribles mais j'sais qu'c'est pas lui l'problème. C'est moi. Lui, c'est juste un brave type qui vient d'se faire emmerder chez lui après son taf par un putain d'voyeur. Il a raison. C'est moi qui suis v'nui, c'est moi qui vient dans son espace. J'sens l'goût du sang dans ma bouche en m'mordant une énième fois la joue. J'ai toujours autant mal, à l'intérieur. J'sais c'qu'il m'faudrait. J'sais c'qu'il m'ferait du bien. J'vois l'lit, juste derrière moi. J'aurais qu'à m'laisser tomber en l'attirant contre moi, c'serait tellement facile ... Mais j'ai trop d'fierté pour l'avouer, trop d'ego pour lui d'mander. Alors j'fais qu'l'regarder, intensément, avec un défi dans ma voix d'un coup beaucoup plus rauque.

"Non ... non finalement, j'ai envie d'rester là."

@ Yuki Shuhime




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